Édition du 25 avril 2026

Barbut contre son camp

Chères toutes et chers tous,

? Vous êtes une soixantaine à être venu·es nous rencontrer au Bien Public, à Bordeaux, mercredi 22 avril, pour l’apéro du Club de Vert, en partenariat avec Planet Parade. Un moment chaleureux et convivial, où l’équipe a pu raconter les coulisses de votre média préféré, répondre à vos questions et dévoiler en avant-première notre futur site internet. Merci pour l’accueil (et pour les cannelés), Bordeaux !


Pour placer son argent dans des entreprises polluantes, la ministre de l’écologie est la grande gagnante.


Airbus, BNP, Sanofi, Zara… Monique Barbut, ministre de l’écologie, est actionnaire de dizaines de grandes entreprises

Vert a examiné la déclaration de l’ex-patronne du WWF France à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique et a découvert plus de 150 000 euros d’actions détenues dans 27 grandes entreprises, dont certaines au lourd bilan écologique.

Lundi, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP, la vigie de la probité des élu·es) a publié les déclarations de patrimoine et d’intérêts de la plupart des ministres du gouvernement Lecornu II. Monique Barbut, ministre de la transition écologique, sort du lot.

Pas pour les 583 000 euros de parts qu’elle détient dans la «SCI Santa Villa Lucia», elle-même propriétaire d’une maison à 1,2 million d’euros à Sainte-Maxime, dans le Var. Ni même pour le diamant solitaire à 30 000 euros qu’elle déclare.

Monique Barbut, à Angers (Maine-et-Loire), le 27 février 2026. © Loic Venance/AFP

Mais parce que l’ex-patronne du WWF France cumule (d’après les chiffres arrêtés au moment de sa nomination le 12 octobre 2025) 27 «participations financières directes dans le capital d’une société». En d’autres termes : des actions dans des entreprises. Et pas n’importe lesquelles, comme Vert l’a découvert.