Tous les serpents français sont désormais protégés

Sssssuper nouvelle !
Vipères ou couleuvres : toutes les espèces de serpents vivant en France sont désormais protégées.

Le nouvel arrêté fixant la liste des amphibiens et reptiles protégés a été publié le 11 février au Journal officiel. Et il constitue une réelle « avancée en faveur de la protection de la biodiversité », applaudissent une foule d’associations naturalistes, parmi lesquelles figurent France nature environnement ou la Ligue de protection des oiseaux (communiqué).

Le texte interdit de tuer ou de maltraiter la dizaine d’espèces de serpents qui vivent sur le territoire français. Ceux-ci sont classés en trois familles : les vipéridés (vipères), les colubridés et les natricidés (qui regroupent toutes deux plusieurs espèces de couleuvres). 

Résidente du sud des Alpes, la vipère d’Orsini est en danger d’extinction en France, selon l’UICN. © Benny Trapp

Pour les associations, ce nouveau texte implique « que leurs milieux de vie sont également préservés et qu’il faut désormais les prendre en compte dans l’aménagement de nos territoires ». En cas d’infraction, la peine peut atteindre trois ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende. 

Cet article est en accès libre.

Je fais un don

La précédente version de cet arrêté datait de 2007. Une nouvelle mouture avait été soumise à consultation fin 2019, mais son contenu avait « choqué le monde naturaliste tant les ajustements proposés étaient marginaux au regard de […] l’effondrement de la biodiversité », indique encore le communiqué. La version finalement retenue constitue une « victoire » pour Laurent Barthe, président de la Société Herpétologique de France (SHF). Son organisation reste « toutefois pleinement investie » pour obtenir la protection intégrale de la grenouille verte et de la grenouille rousse, deux espèces absentes du texte. 

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

Les alertes des scientifiques sont à nouveau ignorées, en matière de pollution comme de climat, et notre gouvernement protège davantage les intérêts des industriels que notre santé et l’avenir de nos enfants.

Alors que le débat démocratique est pollué comme jamais, nos journalistes ont un rôle inédit à jouer. 

Pour répondre à cette urgence écologique et de santé publique, Vert monte une toute nouvelle équipe d’enquête et solutions spécialisée dans la santé et les pollutions, et va se renforcer sur le climat.

Objectif : + 5 000 membres du Club avant le 14 juin pour créer ensemble un journalisme qui nous protège.

C'est parti