Chères toutes et chers tous,
🗞️ C’est l’article le plus lu de la semaine dernière sur vert.eco : «Ce n’est plus possible de travailler dans ce domaine, je me casse» : face à la crise climatique, ces Français revoient leur choix de carrière. (Re)lisez-le en cliquant juste ici.
À Chamonix, l’UTMB tente de devenir plus vert, mais il peut mieux faire.

«Les avancées ne sont pas à la hauteur» : à l’UTMB, les paradoxes de l’adaptation de la grand-messe de l’ultra-trail
Trail que vaille. En 2025, la mythique course de l’Ultra-trail du Mont-Blanc (UTMB) annonçait vouloir réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Si l’édition 2026, qui débute ce lundi, marque d’importantes avancées, elle reste confrontée à sa propre démesure : un événement polluant adossé à un circuit mondial de courses controversé.
«L’UTMB, c’est le rêve de tout le monde, on veut tous y participer.» Sixième femme et deuxième Française au classement de l’Hoka UTMB Mont-Blanc en 2025, la traileuse Magali Mellon, qui ne sera pas au départ cette année, rêve déjà d’un retour dans la vallée de Chamonix (Haute-Savoie) en 2027.
Comme elle, près de 10 000 personnes, professionnel·les ou amateur·ices, tentent chaque année de décrocher leur dossard pour la «course de trail running la plus mythique et la plus prestigieuse au monde», selon l’organisation. Un peu plus de 2 500 d’entre elles seront au départ de l’épreuve reine (170 kilomètres et 10 000 mètres de dénivelé positif), qui s’élancera samedi autour du Mont-Blanc, après une semaine marquée par sept autres courses à partir de ce lundi.

«Ce sont un peu nos championnats du monde. Dans une démarche de performance, c’est vraiment l’endroit où il faut être par rapport à nos sponsors, qu’on soit d’accord ou non avec le modèle de l’UTMB», poursuit Magali Mellon.
Car la grand-messe du trail est aussi devenue le symbole des dérives d’un «sport ultra-mondialisé», pointe le sociologue Olivier Bessy, auteur du livre Courir sans limites. Ses conséquences sur les sols et la biodiversité, encore peu documentées scientifiquement, suscitent des inquiétudes. L’UTMB participe aussi à la saturation de Chamonix, un phénomène récemment dénoncé par son nouveau maire (sans étiquette), François-Xavier Laffin, qui évoque également le rejet de l’événement par une partie de la population locale.
👉 Cliquez ici pour lire la suite du décryptage de Clément Gousseau et connaître l’impact environnemental de l’UTMB.

· Dimanche, plus de 10 000 personnes ont manifesté à Stockholm (Suède) pour défendre le climat, à quelques semaines des élections législatives. Plus de 200 associations et personnalités, dont Greta Thunberg, ont dénoncé la hausse des émissions de dioxyde de carbone (CO2) depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de droite d’Ulf Kristersson. Donné perdant dans les sondages, ce dernier est notamment critiqué pour avoir réduit la taxe sur l’essence.
· Samedi, un porte-conteneurs sud-coréen est parti pour l’Europe par l’Arctique pour contourner le blocage du détroit d’Ormuz. Rendue possible d’août à octobre par la fonte des glaces, cette nouvelle voie maritime, empruntée depuis la semaine dernière par des navires de plusieurs pays asiatiques, suscite de nombreuses inquiétudes environnementales.
· Vendredi, le ministère de la transition écologique a publié la nouvelle liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (Esod), valable jusqu’en 2029. Renard roux, corbeau freux, martre des pins, pie bavarde… Neuf animaux communs pourront être piégés et abattus toute l’année, au grand dam des associations et des scientifiques. – Lire notre article



Sécheresse et canicules à répétition : des Pyrénées-Orientales à la Guadeloupe, la France est en voie de désertification
Une part de désert. La 17ème conférence des Nations unies sur la lutte contre la désertification se déroule du 17 jusqu’au 28 août à Oulan-Bator (Mongolie). Un phénomène qui concerne aussi la France, d’autant plus vulnérable après la chaleur de cet été et la répétition des sécheresses ces dernières années. Si 1,4% du territoire, soit 751 000 hectares, est touché, selon la définition internationale de la désertification, 77% est considéré comme abimé, d’après une définition plus large qui prend en compte leur pollution ou leur érosion. Les terres ont alors des rendements agricoles plus faibles et stockent moins de carbone, l’eau y circule plus difficilement et la biodiversité y est plus rare. Heureusement, ce processus n’est pas irréversible.
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité de ce décryptage de Mathilde Picard et découvrir les solutions face à la dégradation des sols.


Dans le sud du Liban, les oliviers au cœur de la guerre avec Israël : «En perdre un, c’est perdre une part de notre histoire, de notre identité»
Les oliviers, par centaines, défilent au travers des vitres de la voiture à mesure que nous approchons du village frontalier de Halta, au Liban. Ici, ces arbres, symboles de paix et de vie, sont pris dans le tourment de la guerre et de la mort. Pour de nombreuses familles, la saison des olives constitue une source essentielle de revenus. L’huile produite permet de couvrir une partie des dépenses d’alimentation, de chauffage et d’éducation des enfants. «C’est la saison principale, celle qui nous permet de nous en sortir financièrement», affirme Loubna Saleh, habitante de la région. Aujourd’hui, ces arbres se trouvent dans la zone occupée et contrôlée par l’armée israélienne. «Nous n’avons eu le droit de nous rendre auprès de ces oliviers qu’une dizaine de jours ces dernières années», soupire la Libanaise. Elle sait que cette année, une partie de sa récolte sera perdue. D’autant qu’au cours des dernières semaines, des feux attribués à l’armée israélienne ont ravagé des centaines d’arbres fruitiers, dont des oliviers.
👉 Cliquez ici pour lire la suite du reportage d’Amélie David et Paola Rebeiz dans le sud du Liban.


«On arrive» : derrière ces vidéos qui font le buzz, un exemple de lutte antiraciste sur les réseaux sociaux
Rue râle. Les vidéos intitulées «On arrive» fleurissent sur les réseaux sociaux : des personnes racisées répondent aux propos racistes qui présentent certains espaces naturels comme des «refuges» pour Blanc·hes. Une façon de défendre leur droit à se rendre en montagne ou en forêt, comme l’explique la journaliste Sara Trabi, du média Histoires crépues.

+ Rémy Calland, Amélie David, Esteban Grépinet, Lilou Hiver, Mathilde Picard, Antoine Poncet et Paola Rebeiz ont contribué à ce numéro.







