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Après un incendie, la nature a plein de stratégies pour reprendre vie.

Superpouvoirs des arbres, retour des animaux : comment les forêts renaissent de leurs cendres après un incendie
Des chênes les passions. Une forêt calcinée n’est pas forcément une forêt condamnée. Entre régénération naturelle, interventions des forestier·es et retour progressif de la faune, Vert vous explique comment les écosystèmes se reconstruisent peu à peu après un feu.
Après le passage des flammes, les forêts verdoyantes laissent place à des étendues calcinées au sein desquelles la faune et la flore peinent à survivre. Plus de 50 000 hectares ont brûlé en France depuis le 1er janvier : un record depuis au moins vingt ans, selon les dernières données satellitaires du système européen d’information sur les feux de forêt (Effis).

Retrouver la vigueur de ces écosystèmes prendra du temps. «Si des arbres de 60 ans sont brûlés, alors il faudra attendre 60 ans pour avoir le même développement», résume Bernard Prevosto, chercheur à l’Institut national de la recherche agronomique (Inrae) au sein de l’équipe Écosystèmes méditerranéens et risques.
Pour accompagner cette régénération, les forestier·es, qui entretiennent les massifs, adaptent leurs interventions à chaque situation. Il n’existe pas de solution universelle, chaque incendie a des caractéristiques propres : intensité, état d’érosion des sols, espèces végétales présentes.
La plupart du temps, les forestier·es laissent la nature refaire surface d’elle-même. C’est souvent le cas dans les régions méditerranéennes, où la végétation est plus résistante à la sécheresse et aux incendies. Dans ces forêts pousse notamment le pin d’Alep, un résineux dont les cônes (les pommes de pin) restent fermés jusqu’à leur exposition à de fortes chaleurs. Lors d’un feu, ils s’ouvrent et libèrent les graines, qui germent et donnent naissance à une nouvelle génération de pins.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage de Lilou Hiver et découvrir d’autres stratégies pour retrouver la biodiversité après un incendie.

, devenant le Plus de 1 000 pompier·es sont mobilisé·es sur place. Dans les Landes, un autre incendie, qui a déjà ravagé plus de 2 500 hectares, a entraîné l’évacuation de 25 000 personnes. Emmanuel Macron a demandé l’activation du mécanisme de protection civile de l’Union européenne.

· Dans la nuit de mercredi à jeudi, huit des douze dauphins du parc Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes), fermé depuis janvier 2025, ont été transférés vers un site zoologique à Malaga (Espagne). Les associations de protection des animaux dénoncent un «scandale d’État», alors que le transfert ne devait pas avoir lieu en été afin de protéger la santé des cétacés. D’après Sea Shepherd, les dauphins sont désormais hébergés dans des bassins vétustes et contraints de reprendre les spectacles.
· Au moins 5 764 décès supplémentaires ont été enregistrés en France durant la canicule du 17 juin au 2 juillet, a indiqué Santé publique France mercredi. C’est la plus forte surmortalité depuis la canicule d’août 2003 qui avait fait près de 15 000 morts. Les personnes âgées de 75 ans et plus constituent les deux tiers de ce bilan provisoire, mais la surmortalité a frappé «de manière inédite toutes les classes d’âge à partir de 15 ans», souligne l’institution. L’Île-de-France est la région la plus touchée, avec près de 2 000 décès en excès, soit une hausse de plus de 80%.


5,4 milliards de dollars
L’essence en émoi. TotalEnergies a annoncé mercredi un bénéfice exceptionnel de 5,4 milliards de dollars (4,7 milliards d’euros) au deuxième trimestre, engrangé grâce à la crise mondiale de l’énergie. Au premier trimestre, le géant pétrogazier avait déjà bénéficié des conséquences de la guerre au Moyen-Orient et empoché 5,8 milliards de dollars (environ 4,9 milliards d’euros). Pour enrober la nouvelle, alors que des millions de Français·es voient leur «vie rétrécie» par la hausse des tarifs, la multinationale a relancé le plafonnement des prix dans ses 3 300 stations-service en France : à 1,99 euro le litre d’essence et 2,25 euros le litre de diesel. Une baisse infime comparée aux prix moyens constatés, mais que TotalEnergies menace de suspendre si le gouvernement taxe ses superprofits. Mi-juin, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, avait estimé le coût de ce geste à 200 millions d’euros, soit environ 4% de ses profits trimestriels.

«Même au-delà de 2100, le niveau de la mer continuera d’augmenter» : les solutions du Mont-Saint-Michel face au changement climatique
Mont émerveille. À marée basse, l’immense étendue de sable qui entoure le Mont-Saint-Michel (Manche) devient le terrain de jeu préféré des touristes. Les plus timides restent sur la partie sèche sans trop s’éloigner pendant que les plus aventureux·ses, parfois accompagné·es d’un·e guide, parcourent les différents paysages de la baie, les pieds enfoncés dans les sables mouvants. Dans ce décor, rien ne laisse deviner qu’une vingtaine de jours par an, en période de grandes marées, le site redevient une île. Un phénomène appelé à s’intensifier avec l’élévation du niveau de la mer. «Au 20ème siècle, le niveau augmentait chaque année d’environ deux millimètres ; aujourd’hui, on est plutôt à quatre millimètres et ça ne va faire que s’accélérer», souligne Dimitri Lague, géomorphologue et directeur de recherche au CNRS au laboratoire Géosciences de Rennes (Ille-et-Vilaine). Pour s’adapter, une passerelle a notamment été construite.
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité de ce reportage de Lilou Hiver au Mont-Saint-Michel, troisième épisode de notre série d’été.


Des centaines d’animaux pris en charge dans ce centre pendant la canicule
On n’en peut plume. Alors que les chaleurs sont brutales, l’équipe du centre de soins Faune Alfort (Val-de-Marne) est débordée. Martinets, pigeons, hérissons, renards… Pendant ces épisodes, jusqu’à plusieurs centaines d’animaux blessés sont pris en charge chaque jour. Vert s’est rendu sur place.

+ Moncef Arbadji, Zoé Moreau, Anne-Claire Poirier et Antoine Poncet ont contribué à ce numéro.







