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En Provence, face aux sécheresses à répétition, ces producteurs se sont donné une tâche : pistache !

«On veut des plantations viables pour les prochaines générations» : en Provence, le pari de la pistache
Pistache ardue. Peu gourmande en eau, résistante aux fortes chaleurs… la pistache a tout pour plaire face au réchauffement climatique. Dans le sud de la France, des agriculteur·ices ont tenté le coup il y a six ans et célèbrent leur première récolte commercialisable cette année. On vous raconte.
En ce samedi ensoleillé de septembre, une quarantaine d’agriculteur·ices venu·es de tout le sud méditerranéen de la France se réunit sur l’exploitation d’Emilie et de Fabien Fiorito, à Ansouis (Vaucluse), pour discuter pistaches. Au programme de la journée : récolte des derniers fruits de la saison et épluchage.
«C’est une année charnière, lance Fabien Fiorito à la cantonade. L’année dernière, on avait récolté 600 kilos de pistaches en tout ; cette année, on est à près de 10 tonnes brutes en France.» «L’année prochaine, ce sera 100 tonnes», renchérit Bernard Schmitt, qui a planté 2,5 hectares de pistaches dans son domaine à Pertuis (Vaucluse).

Créer une filière française de la pistache, c’est le pari un peu fou lancé par une poignée d’agriculteur·ices de Provence en 2017. Alors que cette culture avait disparu de l’Hexagone au 19ème siècle, elles et ils ont dû repartir de zéro. Cette année, pour la première fois, leur récolte est suffisante pour être vendue.
Peu à peu, les producteur·ices de Provence ont été rejoint·es par d’autres personnes de tout l’arc méditerranéen (Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes et Corse), désireuses d’adapter leurs cultures face au réchauffement climatique : originaire d’Iran, le pistachier nécessite moins d’eau que les arbres fruitiers à noyaux comme les abricotiers.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage d’Eliza Amouret dans le Vaucluse.

· Lundi, les chaînes étasuniennes CBS, NBC, ABC et Fox News ont décidé d’arrêter de couvrir le quotidien de Donald Trump en solidarité à CNN, écartée de la Maison-Blanche par le président. Ce dernier a qualifié une partie des médias traditionnels de «cancer». Hier, une de ses interventions s’est faite sans son en raison de l’absence des journalistes. Dans la foulée, le chef d’État a annoncé la création de sa propre chaîne de télévision.
· Dans une tribune parue lundi dans Vert, collégien·nes, lycéen·nes, étudiant·es et jeunes précaires appellent à participer à la marche pour le climat du samedi 26 septembre. Elles et ils invitent à se mobiliser pour le vivant, la justice sociale et l’habitabilité de la planète. – Lire la tribune
· Plus de 20 000 hectares de betteraves (sur 370 000) ne pourront pas être récoltés à cause de la sécheresse et des canicules, a prévenu la Confédération générale des planteurs de betteraves jeudi. Les conditions météo ont engendré des attaques massives d’insectes et de champignons. La dégradation des légumes racines empêche leur transformation en sucre et plonge la filière dans des difficultés inédites.


Dans la Manche, les pêcheurs français font monter la pression pour interdire les plus gros chalutiers de la bande côtière
Chalute finale. Début septembre, la commission Manche-mer du Nord du Comité national des pêches a voté pour l’exclusion des navires de plus de 25 mètres des eaux territoriales françaises afin de préserver la ressource en poissons et l’économie locale. Une décision symbolique, mais destinée à envoyer un signal fort à la ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche, l’ancienne navigatrice Catherine Chabaud. Les 22 premiers kilomètres depuis la côte qui entourent le littoral français sont au cœur d’un combat décisif pour l’avenir de la pêche artisanale. Riches d’écosystèmes marins uniques et de populations de poissons cruciales pour l’économie locale, ces espaces font face à la pression croissante des plus gros navires.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage d’Esteban Grépinet et comprendre les raisons de la lutte des pêcheur·ses.


Chicorée, café d’orge ou de lupin : quelles sont les alternatives au café les plus écologiques ?
Café tout drôle. Déforestation, pesticides, atteintes aux droits humains : la facture environnementale et sociale du café ne cesse de s’alourdir. Les substituts locaux à base de chicorée, d’orge ou de lupin n’ont pas exactement le même goût, mais ils allègent l’addition écologique. Une tasse de chicorée, par exemple, émet environ quatre fois moins de dioxyde de carbone (CO2) qu’une tasse de café. Elle exige en outre moins d’intrants chimiques et est reconnue pour son impact positif sur le microbiote. Le prix varie selon les marques et le mode de culture – conventionnel ou bio – de 12 à 38 centimes le bol.
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité de cet article de Raphaëlle Vivent et découvrir les meilleurs substituts au café.

Le militant écologiste Thomas Brail arrêté lors d’une action contre le chantier de la très décriée «autoroute du Chablais»
Travaux pas la peine. Alors qu’il se trouvait sur le chantier de l’autoroute A412, dans le Chablais (Haute-Savoie), Thomas Brail a été interpellé mardi matin et placé en garde à vue. Le militant écologiste s’était placé sous une abatteuse pour l’empêcher d’avancer et dénoncer ce projet qui doit traverser des hectares de forêts, de zones humides et de terres agricoles.

+ Eliza Amouret, Moncef Arbadji, Rémy Calland, Mathilde Picard, Antoine Poncet et Raphaëlle Vivent ont contribué à ce numéro.







