Chlore le débat

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🦤 On est cui-cui

🏭 Gaz pillage


De l’ozone à la place du chlore ? À Vanves, c’est la solution pour une baignade indolore.


«Mon médecin traitant m’a conseillé cette piscine» : à Vanves, l’ozone remplace le chlore pour éviter les intoxications

Ozone à défendre. Affections respiratoires, maladies professionnelles, risques de cancer… Les dérivés du chlore peuvent provoquer des dégâts sur la santé des mordu·es de natation. Des solutions pour réduire son usage existent pourtant, comme le traitement de l’eau à l’ozone, pratiqué à la piscine Roger-Aveneau de Vanves, dans les Hauts-de-Seine.

Il est presque midi sur le parvis de la piscine de Vanves (Hauts-de-Seine), trois petits groupes de retraitées attendent patiemment l’ouverture des portes. «On vient quatre fois par semaine depuis quatre ans», confie Sylviane. C’est l’une de ses amies qui a amené leur groupe de copines. «Mon médecin traitant m’a conseillé cette piscine, à cause de problèmes de peau. Ici, il n’y a presque pas de chlore, c’est bénéfique !», s’enthousiasme cette habitante du tout proche 15ème arrondissement de Paris.

Le traitement à l’ozone permet de détruire les chloramines et assure une meilleure qualité de l’eau. © Adèle Daumas/Vert

Car derrière la façade de la piscine Roger-Aveneau, toute de vitres et de béton typiques des années 1970, se cache une drôle de machine : un ozoneur, pour traiter l’eau des bassins avec de l’ozone – même s’il ne permet pas de se passer complètement du chlore. Les portes s’ouvrent et Michelle, un peu plus loin, montre le bout de son nez : «Vous allez voir la différence rien qu’en entrant : on ne sent pas le chlore !»

Le hall du complexe sportif est effectivement exempt de l’odeur si caractéristique des piscines. Celle-ci indique la présence de trichloramine, un gaz issu de la réaction chimique entre le chlore actif et les matières organiques qui s’accumulent dans l’eau. Il attaque les voies respiratoires et cause des dégâts sur le long terme, en particulier chez les maîtres-nageur·ses, les plus exposé·es à ces molécules.

👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage d’Adèle Daumas à la piscine de Vanves.

· Ce vendredi, la Cour des comptes a alerté dans un rapport sur la «dérive importante» des coûts du canal Seine-Nord Europe, qui fait peser selon elle un «risque fort pour l'État». Les dépenses de ce futur canal de 107 kilomètres de long qui doit relier le bassin parisien et les principaux ports de la mer du Nord ont connu un quasi-doublement, pour atteindre 7,3 milliards d'euros. À cette somme doit encore s'ajouter le coût financier de l'emprunt de bouclage du projet, de l'ordre de un à trois milliards d'euros, selon la Cour des comptes. - La Voix du Nord

· Jeudi, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a annoncé passer le statut du manchot empereur d’espèce «quasi menacée» à «en danger» sur sa liste rouge. Selon l’organisation, la population de l’oiseau risque d’être divisée par deux d’ici les années 2080, principalement à cause du changement climatique d’origine humaine, qui accentue la fonte de la banquise et la disparition des espèces dont il se nourrit. - 20 minutes (AFP)

Les manchots empereurs sont de grands nageurs et d'excellents plongeurs. © Animalia

· Jeudi toujours, en Argentine, les député·es ont adopté une réforme destinée à assouplir la législation sur la protection des glaciers, dans le but de faciliter l’exploitation minière. Concrètement, le texte permet aux régions de redéfinir les zones protégées autour des glaciers du pays. Des milliers de militant·es se sont rassemblé·es devant le parlement pour dénoncer un nouveau recul environnemental du gouvernement climatosceptique de Javier Milei. - France 24

À l’Assemblée nationale, macronistes et socialistes balaient des pétitions contre la sortie des pesticides et le «massacre» des renards

Pétitionnaire climatisé. Mercredi, les député·es de la commission du développement durable ont voté contre l'examen de deux pétitions signées par des dizaines de milliers de Français·es pour la «sortie des pesticides de synthèse» et la fin du «massacre injustifié des renards». En revanche, deux autres textes sur l'abrogation des zones à faibles émissions et du contrôle technique des motos – notamment soutenus par le Rassemblement national – ont recueilli une majorité de votes pour obtenir un débat en commission. Le bloc central et les socialistes ont voté contre les quatre textes, tandis que La France insoumise a exprimé sa «honte» face à une «coalition du PS au RN».

👉 Cliquez ici pour lire cet article d'Esteban Grépinet.

L’agence de protection de l’environnement des États-Unis assume un discours climatosceptique

Faux sceptiques. Mercredi, Lee Zeldin, administrateur de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA), a prononcé un discours devant le Heartland Institute… un cercle de réflexion climatosceptique. Le chef de l’EPA, pourtant chargé de protéger la santé publique et l’environnement, a multiplié les contrevérités sous les ovations du public. Il a notamment taclé les précédentes administrations qui auraient ignoré «ce que le dioxyde de carbone apporte de positif et de nécessaire à la vie sur la planète». Il s’est également félicité d’avoir abrogé un pilier de la politique climatique américaine, le constat de mise en danger. Sa récente révocation a débouché sur l’annulation des régulations limitant les émissions de gaz à effet de serre des véhicules. - Le Monde

Lee Zeldin, proche de Donald Trump, est à la tête de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis. © Flickr

Mégabassines, data centers… «Les Assoiffeurs», un livre-enquête sur ces entreprises qui mettent en péril notre accès à l’eau

Eau secours. Mégabassines, data centersDans leur livre-enquête Les Assoiffeurs, les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik mettent en lumière «ces entreprises qui accaparent l’eau pour leurs intérêts privés, avec la complicité des gouvernements». Une pratique qui s’opère au détriment des écosystèmes et des usages collectifs.

👉 Cliquez ici pour lire la chronique de Coline Vigot.

«Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau», Fabien Benoit et Nicolas Celnik, Les Liens qui Libèrent, avril 2026, 272 pages, 21,80 euros.

+ Rémy Calland, Adèle Daumas, Lilou Hiver, Sanaga et Coline Vigot ont contribué à ce numéro.