Édition du 17 janvier 2026

Ce qu’il nous flot

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Un traité pour protéger la haute mer, il était temps de le faire !


Le traité sur la haute mer entre officiellement en vigueur : des aires marines protégées à la COP1 sur l’océan, voici ce qui va changer

COP1 copine. C’est historique : les eaux internationales sont désormais officiellement protégées, avec l’entrée en vigueur du traité sur la haute mer ce samedi. Après deux décennies de négociations, ce texte ratifié par plus de 80 États doit instaurer de nouveaux outils internationaux pour préserver les écosystèmes marins. Vert fait le point.

La moitié de la surface de la planète est désormais un peu mieux protégée. Depuis ce 17 janvier, le traité sur la haute mer est officiellement entré en vigueur : il permet de protéger les eaux internationales (de la surface jusqu’aux fonds marins) qui ne relèvent de la juridiction d’aucun État. Cet immense espace correspond aux mers situées au-delà des zones économiques exclusives (ZEE) des États – soit à partir de 370 kilomètres depuis les côtes.

La mer de Tasman, entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande, fait partie des zones candidates pour devenir des aires marines protégées (AMP) en haute mer. © John Benwell/Flickr

L’Alliance pour la haute mer, qui rassemble plus de 70 ONG de protection de l’océan, salue «une étape historique pour la protection mondiale des océans et la coopération multilatérale»Au bout de vingt ans de rudes négociations, un accord avait finalement été trouvé en 2023 par les États membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) – notre article. Après avoir passé la barre des 60 ratifications nécessaires (dont celle de la France) en septembre dernier, et suite aux 120 jours d’attente nécessaires pour une entrée en vigueur, le très attendu traité sur la haute mer (ou «traité BBNJ», pour les intimes) est donc désormais effectif.

Globalement, il «a pour objectif d’assurer la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, dans l’immédiat et à long terme», résume le deuxième article de ce vaste texte de 70 pages. Autrement dit : il instaure enfin un cadre légal et une coopération entre les pays du monde entier pour protéger la biodiversité de ce vaste territoire, qui représente 60% de la surface océanique.