Malgré les différentes sanctions prononcées par l’Union européenne à l’encontre de la Russie, les importations de combustibles fossiles, elles, n’ont pas cessé. Pour arriver à ce chiffre, le CREA a estimé les volumes de produits pétroliers et de gaz naturel liquéfié transportés par les différents navires en partance de ports russes vers l’Union européenne. Pour ce faire, elle s’est appuyée sur le site MarineTraffic.com. Ces estimations sont complétées par des hypothèses émise sur les volumes échangés et les prix de combustibles, réalisées à partir de la base de données publiques Eurostat.

Ces chiffres cachent une diversité des situations au sein de l’Union Européenne. Ainsi, l’Allemagne, s’approvisionne à 55 % en gaz russe – elle a d’ailleurs annoncé la création d’une réserve stratégique de gaz au début de la guerre. En France, c’est 17 % du gaz qui provient de Russie contre moins de 12 % pour le Portugal, l’Espagne, l’Irlande ou la Belgique (France Info).
Cet article est en accès libre.
C’est un engagement fort de notre équipe, pour permettre à tout le monde de s’informer gratuitement sur l’urgence écologique et de faire des choix éclairés. Si vous le pouvez, faites un don pour soutenir notre travail dans la durée et garantir notre indépendance.
Il y a deux semaines, la Commission européenne a dévoilé un embryon de stratégie pour mettre fin à la dépendance au gaz russe avant 2030 (Vert). Pour diminuer les importations de gaz et de pétrole russes, qui représentent respectivement 40 % et 20 % des approvisionnements de l’Europe, les pays européens ont étudié diverses options, dont des économies d’énergie, la diversification des énergies – notamment en s’appuyant sur le gaz naturel liquéfié ou la création de réserves mutualisées (Vert).









