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Sur la montagne de Lure où poussent les projets solaires, les écolos s’affrontent et y mettent beaucoup d’énergie.

«C’est l’exemple même du manque de dialogue» : sur la montagne de Lure, l’écologie affronte l’écologie autour de centrales solaires
Lure des comptes. Convoitée pour son ensoleillement, la montagne de Lure, dans les Alpes-de-Haute-Provence, est devenue le théâtre d’un déchirement écologique. D’un côté, un collectif citoyen dénonce les conséquences sur la biodiversité de projets de centrales photovoltaïques. De l’autre, des entreprises multiplient les projets solaires, jugés indispensables à la transition énergétique de la France. Mais ces deux camps sont-ils vraiment irréconciliables ?
Le soleil brille, ce mardi 3 mars, sur la montagne de Lure. Mais, loin de la quiétude apparente, ce relief des monts de Vaucluse, qui s’étire sur 42 kilomètres dans les Alpes-de-Haute-Provence, est au cœur d’une lutte acharnée.
Ce coin du sud-est de la France est en effet disputé par une dizaine de producteurs d’énergie – dont des multinationales – qui veulent y implanter des centrales photovoltaïques, et des opposant·es à ces projets, dont les médiatiques «gardiennes de Lure», une dizaine de femmes de 60 à 75 ans réunies pour la plupart dans le collectif citoyen «Elzeard, Lure en résistance».

Aidées dans leur combat par le juriste et écologue Pierrot Pantel, elles s’opposent «strictement aux projets photovoltaïques menés sur la montagne de Lure» – une trentaine, selon les estimations du collectif. «C’est un massacre pour la biodiversité», déplore Sylvie Bitterlin, militante cofondatrice du collectif. En 2024, les opposant·es ont obtenu l’annulation de la dérogation espèces protégées d'un des principaux parcs solaires par la cour administrative d’appel de Marseille en 2024 (notre article).
Sauf que l’équation sur la montagne de Lure est plus compliquée qu’elle n’y paraît. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, deux visions de l’écologie s’affrontent en réalité : celles et ceux qui refusent les parcs solaires au nom de la protection de la biodiversité, et les autres qui les promeuvent afin de participer à la transition énergétique de la France.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage de Clément Gousseau sur la montagne de Lure.

· Ce jeudi, l’association de défense des animaux L214 a déversé des dizaines de milliers de plumes ensanglantées dans les rayons du Carrefour de Massy (Essonne) pour dénoncer le recours massif du groupe à l’élevage intensif. Alors qu’environ dix millions d’animaux sont abattus chaque mois pour fournir les rayons de l’enseigne selon l’association, les militant·es l’exhortent à diviser ce nombre par deux d’ici 2030. - L214

· Depuis lundi et jusqu’à ce jeudi, la France traverse un «pic de chaleur précoce» avec des températures jusqu’à 14 degrés (°C) au-dessus des normales saisonnières, d’après Météo-France. Dans plusieurs villes, le thermomètre a franchi les 30°C, un niveau généralement observé au début du mois de juin, signe d’un climat réchauffé par les gaz à effet de serre émis par les activités humaines. Dès vendredi, les températures vont chuter d’au moins 10°C. - Le Monde (AFP)
· Mardi, plusieurs communes des Ardennes ont déposé plainte contre X pour mise en danger d’autrui en raison d’une contamination aux PFAS (polluants éternels) de l’eau et des sols agricoles, notamment liée à l’épandage de boues d’une papeterie. Cette action judiciaire fait suite à une enquête de France 3 et Disclose qui, selon la plainte, a «mis en évidence des alertes ignorées par les autorités de contrôle depuis près de dix ans». En réponse, le gouvernement a annoncé le lancement d’une campagne nationale de recherche de PFAS dans les boues urbaines et industrielles. - Libération (AFP)


Cadmium : pourquoi les femmes sont plus exposées
Cadmium de force majeure. Le cadmium, un métal lourd omniprésent dans l’alimentation, affecte particulièrement les femmes. En moyenne, elles présentent 0,68 microgramme par gramme de cadmium dans leurs urines, contre 0,47 chez les hommes. Une différence qui s’explique par une carence en fer chez un quart d’entre elles, notamment en période de menstruations et de grossesse. Les risques sur leur santé sont par conséquent multipliés. Elles sont par exemple plus touchées que les hommes par l’ostéoporose, une maladie d’affaiblissement du squelette, dont l’Anses estime que près d’un quart des cas seraient attribuables au cadmium. En France, la maladie concerne entre 2,5 et 3,5 millions de femmes, contre environ un million d’hommes.
👉 Cliquez ici pour lire ce décryptage de Lilou Hiver dans son intégralité.

Des crocodiles et des serpents pour stopper l’immigration à la frontière indienne
L’arme de crocodiles. On pourrait croire à une mauvaise blague, mais le projet est on ne peut plus sérieux. Pour freiner les passages illégaux dans ses zones frontalières non protégées avec le Bangladesh, le gouvernement indien envisage de déployer… des serpents et des crocodiles. Les deux pays sont séparés par 4 000 kilomètres de frontières principalement constituées de rivières et marécages, habitats naturels de ces animaux. Le scénario a été discuté en février lors d’une réunion de la Force de sécurité aux frontières. - Le Parisien (AFP)


Sur RFI, notre journaliste raconte notre enquête sur le cadmium en Afrique
Pompe Afrique. Mercredi, notre journaliste Anne-Claire Poirier était au micro de RFI, dans l’émission C’est pas du vent. Elle y a partagé les coulisses de notre enquête sur la façon dont l’Agence française de développement a financé l’expansion en Afrique du géant marocain des engrais phosphatés, malgré des risques sanitaires liés à leur teneur élevée en cadmium.

+ont contribué à ce numéro.

