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Le projet de budget 2027 est placé sous le signe de la diète, et l’écologie n’est pas épargnée.

Niches fiscales pour l’aérien, hausse du Fonds vert… Ce que prévoit (ou pas) le projet de budget 2027 pour l’écologie
Manger budget. Le dernier budget de l’ère Macron entame son chemin de croix au Parlement, ce mercredi. Dans un contexte de diète généralisée, la stabilité des moyens octroyés à l’écologie est vantée par le gouvernement comme un «effort notable». Vraiment ? Vert a comparé les mesures proposées avec celles qui manquent pour être à la hauteur.
Avec ses 17 milliards d’euros d’impôts en plus et 26 milliards de dépenses en moins, c’est un projet de budget plus impopulaire que jamais qui entame son marathon au Parlement, ce mercredi. C’est peu dire que les débats s’annoncent longs et houleux jusqu’au 17 décembre, date limite pour trouver un accord.

La proposition du gouvernement est vertement critiquée, notamment pour la diète qu’elle prévoit d’imposer aux familles (gel des APL et des prestations familiales), aux fonctionnaires (gel du point d’indice), aux retraité·es (gel des retraites à partir de 1 260 euros par mois), aux malades (baisse des montants remboursés par la sécurité sociale) ou encore aux étranger·es (délai d’un an en France avant d’accéder à certaines prestations sociales)… alors que rien n’est prévu pour mettre les plus hauts revenus à contribution.
🪫 Des emplois en moins
Après avoir régulièrement alerté en 2026 contre les baisses récurrentes de moyens et d’autonomie, les salarié·es des agences publiques dédiées à la transition écologique n’ont manifestement pas été entendu·es. L’Agence de la transition écologique (Ademe), le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), l’Office français de la biodiversité (OFB) ou encore les parcs nationaux perdront quelque 160 emplois (équivalents temps plein) supplémentaires en 2027, sur environ 10 000.
👉 Cliquez ici pour lire la suite du décryptage du budget 2027 par Anne-Claire Poirier ; et juste là pour découvrir le «contre-budget» du RN, décortiqué par Théo Mouraby.

· Mardi, treize associations, dix-sept riverain·es et quatre entreprises ont déposé deux recours contre le plus grand projet d’usine de saumons d’Europe, porté par le groupe Pure Salmon, dans l’estuaire de la Gironde. Le premier attaque le permis de construire de cette mégaferme terrestre ; le second son autorisation environnementale. Les opposant·es dénoncent les très grandes quantités d’eau nécessaires à son fonctionnement et redoutent les rejets d’azote et de phosphore dans la nature.
· Mardi toujours, la Finlande a demandé à Google d’interrompre la construction de deux centres de données dans le pays d’ici au 23 octobre. Le groupe a déjà commencé à déforester les parcelles et le gouvernement finlandais exige une évaluation de l’impact environnemental des projets avant leur poursuite.
· Mardi encore, les associations spécialisées en grandes cultures (pommes de terre, céréales, betteraves…) rattachées à la FNSEA ont déploré l’arrêté paru vendredi qui limite les taux de cadmium dans les engrais phosphatés. Ces organisations associées au syndicat agricole conservateur redoutent l’augmentation des coûts et la baisse des rendements qu’il entraînerait. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande pourtant depuis 2019 de réduire la teneur de ce métal lourd et toxique dans les fertilisants pour protéger la santé des Français·es.



«On se sent délaissé alors qu’on est les adultes de demain» : des milliers de lycéens continuent de se mobiliser malgré la répression
Lycéen pour tous. Mardi, après plusieurs jours de blocages de nombreux établissements, la mobilisation lycéenne s’est poursuivie dans toute la France. Soutenu·es par de nombreux syndicats, professeur·es et parents, des dizaines de milliers de jeunes ont défilé dans plusieurs villes, dont Paris. 256 000 personnes ont manifesté, selon le ministère de l’intérieur ; 450 000 selon les organisateur·ices. «On n’a pas les conditions pour travailler, on se sent délaissé par la société alors qu’on est les adultes de demain», s’indigne Mariama, élève du lycée Maurice-Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis). Elle liste à Vert toutes les raisons qui l’ont poussée à se mobiliser : «On n’a pas de profs, on est dans des classes surchargées, on a des problèmes au niveau de l’hygiène…»
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité de l’article de Dario Nadal et Mathilde Picard et découvrir d’autres photos des mobilisations.


Sécheresses et maladies : les forêts françaises s’étendent, mais sont de plus en plus fragiles
Forêt savoir. La mortalité globale des forêts du territoire hexagonal et de la Corse a été multipliée par 2,5 en vingt ans, selon l’inventaire forestier national présenté ce mercredi par l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN). Si la surface des forêts continue d’augmenter sur la période 2021-2025, les changements climatiques et la progression des bioagresseurs (comme les scolytes, ces petits insectes qui attaquent notamment les épicéas dans l’Est) fragilisent les arbres. Le quart nord-est de la France (Jura, Vosges…) est le plus impacté. Au global, 9% des arbres sont altérés à travers l’Hexagone. Parmi les plus en souffrance : le frêne, le châtaignier ou encore le chêne pédonculé. La capacité des forêts françaises à stocker du carbone – cruciale pour atténuer le changement climatique – s’est considérablement réduite en vingt ans, mais tend à se stabiliser ces dernières années.

L’indignation de Solenn, qui a vaincu un cancer du sein : «C’est plus facile de s’attaquer à des individus qu’à de grosses industries»
Octobre rage. Solenn Ricordel a 23 ans lorsqu’elle découvre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Vert a rencontré celle qui est devenue présidente de l’association Jeune & Rose, un collectif de jeunes femmes confrontées à la maladie entre 20 et 40 ans. Elle s’interroge sur le rôle des facteurs environnementaux.

+ Esteban Grépinet, Lilou Hiver, Théo Mouraby, Dario Nadal, Mathilde Picard, Antoine Poncet et Kim Vaillant ont contribué à ce numéro.







