Chères toutes et chers tous,
📸 Vert a besoin de vous ! Afin de documenter l’ensemble de la «marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale» ce samedi 26 septembre, nous sommes à la recherche de vidéos courtes des actions près de chez vous. L’ambition de Vert est de réaliser une vidéo à destination des réseaux sociaux qui reflète les plus de 260 actions prévues samedi partout en France. Pour les besoins d’un article, vous pouvez également nous transmettre quelques photos au format paysage. Cliquez ici pour nous aider.
Des centres de données bleu blanc rouge ? On nous prend pour des courges !

«On ne sera jamais 100% indépendants» : pourquoi la «souveraineté numérique» promise grâce aux data centers est un mirage
Data face. Au nom de la «souveraineté numérique», les centres de données se multiplient en France. Mais peut-on parler de souveraineté quand la plupart de ces infrastructures sont gérées par des entreprises étrangères ou que les matériaux nécessaires à leur fonctionnement font le tour du monde ?
Partout en France, les centres de données poussent comme des champignons. Pour justifier cette prolifération, le gouvernement et les acteurs du numérique brandissent toujours le même argument, celui de la souveraineté. Un discours omniprésent depuis le Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle (IA), organisé à Paris en février 2025.

Mais peut-on parler de souveraineté alors que le projet est lancé par une entreprise étasunienne ? Non, selon Alexandra Lutz, de l’association technocritique Data for Good. «Quand on parle de souveraineté numérique, on entend la capacité des États à contrôler les infrastructures, les données et les ressources, et à limiter leur dépendance vis-à-vis d’autres nations», explique-t-elle.
Les sociétés étasuniennes sont pourtant derrière l’écrasante majorité des centres de données en Europe. Sur les 15 gigawatts (GW) d’électricité réservés à ces infrastructures, seulement 1,4 GW est utilisé par des entreprises européennes. Les nouveaux projets ne font pas exception. Google prévoit de s’implanter près de Châteauroux (Indre), tandis qu’Amazon Web Services (AWS) construit un centre à Wissous (Essonne). Selon la Commission européenne, d’ici 2028, AWS, Microsoft et Google devraient exploiter 65% des data centers en Europe. À cela s’ajoutent les nombreux projets d’opérateurs étatsuniens comme Digital Realty ou Equinix. Ces sociétés développent en France des centres de données qui sont par la suite loués à d’autres.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce décryptage de Lilou Hiver et découvrir des pistes pour plus de souveraineté numérique.

· Jeudi, un juge fédéral étasunien a ordonné à Donald Trump de rouvrir l’accès à la Maison Blanche aux médias CNN, MS Now et Politico. Le président leur avait interdit de couvrir les actualités du gouvernement, les accusant de diffuser de fausses informations. Dans la foulée, ils avaient saisi la justice pour atteinte au premier amendement de la Constitution, qui garantit la liberté de la presse.
· Mercredi, TotalEnergies a annoncé investir 800 millions de dollars (702 millions d’euros) dans un nouveau projet gazier au large du Nigéria. Le groupe français sera opérateur du projet à 40%, aux côtés de la compagnie nigériane AMNI. La production dans ce champ gazier d’Ima, découvert il y a cinquante ans et jamais exploité, devrait débuter en 2028. Pourtant, dès 2021, l’Agence internationale de l’énergie affirmait qu’il fallait cesser tout nouveau développement pétrogazier si l’on souhaitait atteindre la neutralité carbone en 2050.
· Mardi, la préfecture a annoncé que la marche pour le climat prévue samedi à Paris sera transformée en rassemblement statique place de la République, de 17 heures à 20 heures. Les services de l’État, mobilisés par la venue du pape, ont argué qu’ils ne pouvaient pas encadrer une déambulation. L’organisation mise sur le succès des 261 mobilisations prévues ailleurs en France. – Notre article


Comment l’agrochimie surcharge de travail l’autorité sanitaire pour prolonger automatiquement les autorisations de pesticides
Contourne et ment. Si l’Agence de sécurtié sanitaire (Anses) met de plus en plus de temps à examiner les autorisations de mise sur le marché des pesticides, c’est parce qu’elle est «asphyxiée» par l’industrie agrochimique, alerte l’ONG Pollinis ce jeudi. S’appuyant sur des témoignages d’agent·es et sur plusieurs rapports d’inspections générales de l’État, l’ONG documente une pratique courante des industriels : ils déposent des dossiers incomplets et tardent à fournir les données manquantes, dans l’espoir que les délais d’instruction leur permettent d’obtenir une «prolongation automatique» de l’autorisation de leurs produits. «On ne se rend pas compte des bâtons que l’industrie nous met au quotidien dans les roues», déplore auprès de l’ONG Jérôme Lozach, représentant CGT au sein de l’Anses.



Eau souillée, poissons intoxiqués… En Haute-Corse, cette mine d’arsenic a fermé il y a 85 ans, mais la pollution demeure
Poison d’eau douce. À Matra, en Haute-Corse, l’exploitation de l’ancienne mine d’arsenic s’est arrêtée au milieu des années 1940 ; la pollution, elle, affecte encore les cours d’eau et les organismes aquatiques. Deux grandes cuves rouillées tiennent toujours debout entre les murs de pierre. Selon le maire Michel Palmieri, les analyses de l’eau potable font apparaître une concentration moyenne d’arsenic autour de 20 microgrammes par litre (µg/l) – deux fois le seuil réglementaire. Sécuriser l’approvisionnement est un chantier à plusieurs millions d’euros : il faut fermer l’un des captages situé sous la mine et remplacer les canalisations vétustes et amiantées. Derrière les choix techniques, le désaccord porte aussi sur celui qui doit payer les conséquences de l’après-mine. «On ne va quand même pas oublier que la mine, elle est sous la responsabilité de l’État», tranche l’édile.
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité du reportage de Paul-Mathieu Santucci à Matra et comprendre les répercussions de cette pollution sur l’environnement.


«Les géants du pétrole traitent l’atmosphère comme un égout à ciel ouvert» : le patron de l’ONU dézingue l’industrie fossile
Pas si fossile. Mardi, António Guterres s’en est pris aux géants du pétrole lors de son discours d’ouverture de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, à New York. Il a appelé «chaque gouvernement à adopter un plan national de sortie des énergies fossiles» et réaffirmé que les pollueurs devaient payer pour les dégâts qu’ils causent à l’environnement.

+ Rémy Calland, Zoé Moreau, Mathilde Picard, Antoine Poncet, Sanaga, Paul-Mathieu Santucci et Kim Vaillant ont contribué à ce numéro.







