Tout comme les collectivités territoriales, les deux tiers des sociétés privées n’ont pas rempli leur objectif. Cancre parmi les cancres, 0,1% des nouvelles autos de Kiloutou étaient «vertes» en 2022, contre les 10% prévus.


L’Etat fait encore pire que les autres : 87% des administrations nationales sont en retard sur leurs objectifs. Plus cocasse encore : le ministère de l’Intérieur, qui devait avoir acheté 50% de véhicules «verts» l’an dernier, en est à 2,7%. Il semblerait que les voitures qui ne font pas «vroum vroum» très fort n’aient pas les faveurs des pandores de la place Beauvau.
Cet article est en accès libre.
C’est un engagement fort de notre équipe, pour permettre à tout le monde de s’informer gratuitement sur l’urgence écologique et de faire des choix éclairés. Si vous le pouvez, faites un don pour soutenir notre travail dans la durée et garantir notre indépendance.
Autre anguille sous roche : les hybrides rechargeables représentent plus de la moitié des véhicules “verts” achetés par les groupes privés. Très en vogue chez Airbus ou TotalEnergies, ceux-ci roulent souvent en mode essence et servent d’«outil de verdissement artificiel» à ces entreprises, selon l’ONG.
Il y a une bonne nouvelle cependant, plusieurs grandes organisations, comme EDF ou la Poste, mais aussi des plus petites, ont vraiment amorcé le virage de l’électrique. Pour T&E, il est d’autant plus urgent d’atteindre ces objectifs que lʼélectrification des flottes constitue un instrument de décarbonation puissant, un levier de transition juste et un outil de politique industrielle.









