« Cet avis de la CADA [Commission d’accès aux documents administratifs] vient rappeler au Louvre qu’il doit, comme toute institution publique, se plier aux règles de transparence. On avance ! », s’est réjouie Edina Ifticène, chargée de campagne Pétrole à Greenpeace, dans un communiqué. L’ONG a obtenu la divulgation des partenariats passés entre le musée du Louvre et la Fondation TotalEnergies, ainsi que la liste des membres du Cercle Louvre Entreprises et le montant de leur cotisation.

Greenpeace se bat depuis juillet 2021 pour connaître le détail des liens financiers qui unissent TotalEnergies et le célèbre musée depuis « plus de vingt ans ». Selon elle, le parallèle entre le contenu de certaines expositions et des contrats obtenus par TotalEnergies est troublant. En clair, la major pétrolière se servirait d’expositions présentées au Louvre pour pratiquer une diplomatie culturelle avec les pays qu’elle souhaite séduire.
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L’ONG cite l’exemple de l’exposition « Routes d’Arabie » de 2010, financée par TotalEnergies et son homologue saoudien Aramco. Celle-ci fut présentée au moment où les deux entreprises finalisaient leur projet de construction d’une raffinerie géante en Arabie saoudite. De même, l’exposition « Louvre à Téhéran » a été présentée en 2018, année où le géant pétrolier signait un accord d’exploitation de gaz fossile avec l’Iran.
Les demandes répétées de Greenpeace pour élucider ces liens se sont toujours heurtées au silence du musée du Louvre. C’est pourquoi l’ONG avait saisi en décembre le tribunal administratif de Paris (Vert), qui vient de lui donner raison.









