En s’appuyant sur des données satellitaires et celles produites par près de 1 500 stations au sol, des scientifiques et des journalistes du quotidien britannique ont établi qu’une immense majorité d’Européen·nes vivaient dans des zones où respirer est tout simplement dangereux pour la santé.
Ce risque sanitaire a été évalué à l’aune des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans l’air, la concentration de particules fines (d’un diamètre de 2,5 micromètres ou moins, appelées PM2,5) ne doit pas dépasser, en moyenne et sur une année, les 5 microgrammes par mètre cube d’air.
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Ainsi, près de 40% des Français·es sont exposé·es à un air nocif, deux fois plus pollué que les recommandations de l’OMS. La palme des pays les plus exposés revient à la Macédoine du Nord et à la Serbie. D’une manière générale, ces nouvelles données compilées dans une carte interactive montrent que l’Europe de l’Est est particulièrement exposée.

Ces particules fines présentes dans l’air sont un mélange de différents composés chimiques, produits principalement par le trafic routier, le chauffage, les activités industrielles et agricoles. Leur taille minuscule permet la pénétration dans l’appareil respiratoire et le sang pour atteindre les organes. En Europe, on estime à 400 000 le nombre annuel de morts prématurées imputables à cet air pollué. Et 40 000 dans l’hexagone, selon Santé publique France.
Le 13 septembre dernier, les eurodéputé·es se sont prononcé·es pour un durcissement de la directive sur la qualité de l’air au sein de l’UE. Un texte de 2008 à réviser d’urgence.








