Les émissions mondiales de CFC-11 – un gaz qui nuit fortement à la couche d’ozone – déclinent, et c’est le signe de la bonne volonté de la Chine.
Les chlorofluorocarbures, ou CFC, sont des gaz qui ont longtemps été utilisés comme réfrigérants ou pour propulser des aérosols. Lorsqu’il a été admis qu’ils contribuaient à aggraver les trous dans la couche d’ozone, leur usage a été mondialement banni dans le cadre du protocole de Montréal, en 1987.
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En 2018, cependant, une étude avait révélé la persistance d’émissions de CFC-11 (trichlorofluoromethane) en provenance de l’Est de l’Asie. Ce gaz sert à fabriquer des mousses isolantes. Menées par l’Environmental Investigation Agency et le New York Times, des enquêtes avaient alors démontré que du CFC-11 était toujours produit et utilisé dans l’Est de la Chine, à Shandong, en particulier. A l’époque, tout en niant les preuves avancées dans ces enquêtes, la Chine avait annoncé une « tolérance zéro » envers les marchands ou les fabricants de CFC-11.
Publiées mercredi, deux nouvelles études montrent une importante réduction des émissions mondiales de CFC-11 (-26% entre 2018 et 2019 ; Nature), ainsi que de celles, en particulier, en provenance de l’Est de la Chine (Nature). Annonces publiques, documents industriels ou jugements récents… selon le New York Times, tout porte à croire que la Chine a bien traqué le CFC-11, malgré les dénégations du gouvernement.
Malgré cela, le trou au-dessus de l’Antarctique s’est agrandi en 2020 après avoir atteint son minimum historique en 2019. Relisez notre article pour mieux comprendre ce phénomène.








