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Des engins sont de retour sur les zones interdites du chantier de l’A69… finalement, rien de neuf.

«La justice ne leur fait pas peur» : des pelleteuses repérées sur une parcelle illégale du chantier de l’A69, malgré la décision du tribunal
Rien affaire. Mercredi, sur le chantier de l’autoroute A69, des engins de travaux ont été aperçus sur une parcelle censée avoir été évacuée par Atosca après une décision judiciaire de janvier. Les opposant·es dénoncent un passage en force du concessionnaire.
Le projet contesté d’autoroute A69 entre Toulouse (Haute-Garonne) et Castres (Tarn) n’a pas fini de faire parler de lui. Mercredi, le principal collectif d’opposant·es, La Voie est libre, a affirmé avoir constaté la présence de pelleteuses sur la commune de Puylaurens, dans le Tarn, en dépit d’une interdiction judiciaire.
Cette parcelle fait partie des 46 sites que le concessionnaire Atosca devait évacuer à la suite d’une décision rendue le 12 janvier par la juge des libertés. L’affaire avait éclaté fin novembre, lorsque France inter avait révélé qu’Atosca utilisait pour son chantier des dizaines d’hectares situés en dehors des 428 hectares prévus par l’autorisation environnementale délivrée en 2023. Sur ces emprises connexes au tracé validé, l’entreprise avait notamment stationné des engins, installé une base vie ou encore aménagé un rond-point de déviation.

À la mi-janvier, donc, la justice a enjoint à l’entreprise de libérer sous quatre jours ces terrains – représentant entre 29 et 50 hectares, selon les estimations – qu’elle occupait illégalement. À défaut, Atosca s’expose à une astreinte de 20 000 euros par jour de retard.
Visiblement, «la justice ne leur fait pas peur», réagit auprès de Vert Thomas, du collectif La Voie est libre, qui a préféré rester anonyme. Accompagné de Thomas Brail (notre portrait), l’activiste s’est rendu sur la parcelle de Puylaurens mercredi, après avoir été alerté «par des riverains» d’une potentielle reprise d’activité. Une fois sur place, «nous avons eu la confirmation que les travaux avaient repris», rapporte-t-il.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article et découvrir en détail les révélations de Zoé Moreau.

· Jeudi, le premier ministre Sébastien Lecornu a légèrement remanié le gouvernement et a nommé quatre ministres, dont Maud Bregeon, la porte-parole de l’exécutif, qui devient également ministre déléguée chargée de l’énergie. L’ingénieure spécialiste du nucléaire, mal aimée du secteur des renouvelables et des écologistes, avait déjà occupé ce poste dans le gouvernement de Michel Barnier, à l’automne 2024. - Politico

· Jeudi encore, l’Agence bio a annoncé que le nombre de fermes en agriculture biologique avait baissé pour la première fois en 2025. L’institution compte 386 exploitations en moins par rapport à l’année précédente, les nouvelles installations n’ayant pas suffi à remplacer les départs et les déconversions. Alors que la consommation, elle, a rebondi, l’Agence bio s’inquiète de l’approvisionnement des commerces. - TV5 Monde (AFP)
· Jeudi toujours, le Parlement de l’Équateur a adopté une loi sur l’exploitation minière, qui autorise des extractions de matériaux rocheux dans une partie des îles Galapagos. Cet archipel abrite un écosystème fragile inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. Selon la Confédération des nationalités indigènes de l'Équateur, la plus grande organisation autochtone du pays, cette loi entraîne «moins de protection environnementale» et «un risque accru de pollution des rivières». - Le Figaro (AFP)


Le salon de l’agriculture secoué par la dermatose nodulaire des bovins : «Les crises en santé animale ont des chances de se multiplier»
Remède sain. Le salon de l'agriculture, qui se tient cette semaine à Paris, est marqué par l'absence de bovins liée à la dermatose nodulaire contagieuse. Si la France maîtrise désormais cette épidémie, elle doit anticiper l'arrivée d'autres maladies émergentes, rappelle à Vert le chercheur Thierry Lefrançois.
Comment doit-on se préparer à ces nouveaux virus qui risquent d’affecter le monde de l’élevage ?
Le maître mot, c’est la prévention. Ce n’est pas seulement la vaccination, il faut un changement de paradigme : éviter que les maladies n’émergent chez l’humain, mais aussi chez l’animal sauvage ou l’animal domestique. Pour cela, il faut considérer tous les déterminants de cette émergence : on en revient aux questions de déforestation, de qualité de l’élevage, de réflexion globale sur la vulnérabilité des populations…
👉 Cliquez ici pour lire cet entretien mené par Esteban Grépinet.


Aux César, le succès des films Arco et Le Chant des forêts invite à l'émerveillement
Vert son cinéma. Jeudi, à l’occasion de la 51ème cérémonie des César, la fable utopiste Arco a été récompensée dans la catégorie du meilleur film d’animation. L’histoire du petit garçon venu d’un futur idyllique, qui se retrouve catapulté dans un monde où les catastrophes climatiques font rage, a conquis le jury et porté à l’écran un message d’espoir face au changement climatique. De son côté, Le Chant des forêts a remporté le César du meilleur documentaire. Le film du photographe Vincent Munier immerge les spectateur·ices dans les forêts vosgiennes, entre une famille de cerfs élaphes et la quête du très discret grand tétras. L’œuvre contemplative a rencontré un grand succès auprès du public et a dépassé le million d’entrées au début du mois de février, un fait rare pour un documentaire.
👉 Cliquez ici pour relire la chronique d’Esteban Grépinet sur «Le Chant des forêts».

«Terres partagées» : un manifeste pour réinventer l’agriculture en collectif
Demain dans la main. Coordonné par Lola Keraron, «Terres partagées» explore une vingtaine d’expériences de fermes collectives pour mieux sortir de l’agro-industrie. Un ouvrage nourri de reportages et d’analyses, qui pose une question centrale : «Comment reprendre la main sur nos besoins essentiels et cultiver une forme d’autonomie collective ?»
👉 Cliquez ici pour lire la chronique de Coline Vigot.


+Rémy Calland, Esteban Grépinet, Mathilde Picard, Antont contribué à ce numéro.