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Après un été brûlant aux airs de fin des temps, ces lectrices et lecteurs de Vert ont choisi l’engagement.

Après un été caniculaire, ces Français s’engagent pour l’écologie : «J’ai compris que l’action battait l’anxiété»
«2026, l’été de la bascule» (4/4). Solidarité entre voisin·es, revirement politique, inscription dans une association ou un groupe militant… Après avoir vécu le réchauffement climatique dans leur chair cet été, elles et ils ont transformé leur écoanxiété en action. Témoignages.
Aux mois de juin, de juillet et d’août, le mercure a dépassé les 40 degrés Celsius (°C) à Nantes (Loire-Atlantique) à plusieurs reprises. Ébranlée par cette chaleur historique, Yasmine (elle a souhaité être anonymisée), qui vient d’emménager dans une nouvelle maison, a vécu cet été caniculaire comme un tournant politique. «Je viens d’une famille qui n’a jamais été engagée, explique-t-elle. À la première canicule de mai, je suis restée dans la sidération ; à la deuxième, j’ai compris que ce n’était plus possible : j’ai cherché une association près de chez moi.»
Elle s’inscrit alors au sein de Repousse, une organisation qui plante des arbres dans des endroits stratégiques et sensibilise sur leur rôle pour la biodiversité et la santé. «J’avais besoin de faire quelque chose de tangible près de chez moi, de voir le résultat de mes actions, détaille-t-elle. J’ai compris que l’action battait l’anxiété.»

Selon une étude scientifique étasunienne, l’activisme environnemental collectif pourrait atténuer les liens entre écoanxiété et symptômes dépressifs. Des effets bénéfiques que constate la psychothérapeute Charline Schmerber. «Beaucoup de personnes parmi mes patients écoanxieux rejoignent des associations, militent ou ont besoin de mettre les mains dans la terre», rapportait-elle au micro de France inter, le 5 août dernier.
👉 Cliquez ici pour découvrir tous les témoignages recueillis par Mathilde Picard, et là pour (re)lire les autres articles de notre série «2026, l’été de la bascule».

· Pour la première fois en France, Sophie Lainault, une hôtesse de l’air, a obtenu la reconnaissance de son cancer du sein comme maladie professionnelle, a indiqué son avocate mardi. Le tribunal judiciaire de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) a souligné la nocivité du travail de nuit, de l’exposition aux rayonnements ionisants et du tabagisme passif subis par l’hôtesse – fumer était autorisé dans les avions Air France jusqu’en 2000. Alors qu’elle est âgée de 59 ans, cette décision lui permettra de prendre sa retraite de façon anticipée.
· Lundi après-midi, une tornade a ravagé le village de Pomas et ses environs dans l’Aude. Bilan : près de 50 blessé·es et environ 300 maisons impactées. Le réchauffement climatique favorise indirectement l’intensité de ces évènements mais ne les rend pas plus fréquents. Il rend surtout les populations plus vulnérables à leur passage. – Notre décryptage
selon les données publiées lundi par l’observatoire européen Copernicus. Ce relevé est inhabituel pour un mois d’août, car les températures océaniques mondiales , souligne l’institution. Cette hausse s’explique notamment par El Niño, un phénomène climatique naturel qui réchauffe l’atmosphère et modifie le régime des pluies.



Ça fait Goku là, non ? Lundi, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et Emmanuel Macron ont signé un protocole d’accord de six milliards d’euros pour bâtir trois parcs d’attractions près de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise). L’un d’eux, consacré à l’univers de Dragon Ball, devrait s’étendre sur 200 hectares et doit être bâti en partie sur des terres agricoles. La loi Climat et résilience de 2021 impose pourtant un objectif de zéro artificialisation nette. L’étude d’impact environnementale complète manque pour le moment au dossier.

«Où irons-nous ?» : pour sauver le canal de Panama face à la sécheresse, 38 villages bientôt engloutis par un lac artificiel géant
Canal boiteux. La multiplication des sécheresses au Panama menace le fonctionnement de son canal, qui voit transiter 5% des marchandises mondiales : quand son niveau est trop bas, le passage des navires est limité. Pour faire face, l’un des plus grands fleuves du pays, le Río Indio, sera bientôt détourné via un barrage, engloutissant au passage 4 600 hectares et 38 villages ruraux du centre du pays. L’Autorité du canal de Panama (ACP), l’agence gouvernementale responsable de la gestion du site, assure que 2 500 habitant·es seront déplacé·es. Un chiffre contesté par les communautés paysannes qui s’opposent au projet, selon qui au moins 13 500 Panaméen·nes seront affecté·es. «Quand partirons-nous ? Où irons-nous ? Qui construira nos nouvelles maisons ? Et de quoi vivrons-nous une fois nos terres perdues ?» Des questions auxquelles les autorités ne répondent pas encore.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage de Marie-Aimée Copleutre au Panama sur ce mégaprojet qui menace aussi la faune.


«Groenland, échos arctiques» : une BD pour naviguer au cœur du réchauffement climatique
En nord massif. Dans une bande dessinée aussi délicate que percutante, l’illustratrice Lauriane Miara embarque ses lecteur·ices au Groenland, à la rencontre d’un territoire où le changement climatique n’est plus une menace future mais une réalité quotidienne. Les aquarelles aux teintes douces, rehaussées d’encre de Chine, rendent presque palpables le silence, la lumière des glaciers et l’immensité des paysages arctiques.
👉 Cliquez ici pour lire la chronique de Coline Vigot.


+ Moncef Arbadji, Rémy Calland, Marie-Aimée Copleutre, Lilou Hiver Antoine Poncet, Coline Vigot et Sanaga ont contribué à ce numéro.







