Chères toutes et chers tous,
🤝 Vert est partenaire des Universités d’été de l’économie de demain, organisées par le Mouvement impact France le 28 août prochain à la Cité internationale universitaire de Paris (14ème). Cette 8ème édition invite à «repenser notre modèle économique pour sortir d’une dépendance subie et bâtir une souveraineté ouverte, capable de protéger sans isoler et de renforcer notre capacité collective à agir». Toutes les infos sur cet événement dédié aux dirigeant·es sont à retrouver ici.
Des millions de kilomètres de câbles internet et de téléphone jonchent les fonds marins, et le grand nettoyage n’est pas pour demain.

«C’est dangereux pour les fonds marins, les bateaux et les baigneurs» : la pollution invisible des vieux câbles internet sous-marins
Sous l’eau c’est lent. Entre un et deux millions de kilomètres de câbles sous-marins hors service jonchent les océans. Alors que leurs effets sur la faune et la flore sont bien documentés, ils sont rarement retirés.
Ce printemps, un petit événement a animé le monde de la tech : le premier câble transatlantique de fibre optique, le TAT-8, a été retiré des fonds marins. Méconnu, ce type d’infrastructure voit passer 99% des données internet mondiales, mais aussi les communications téléphoniques. Si l’opération a été largement saluée par la presse spécialisée, c’est qu’elle est peu courante.

D’après l’un des rares chiffres sur le sujet, issu de l’industrie elle-même, plus de 3,5 millions de kilomètres de câbles sous-marins ont été posés depuis le milieu du 19ème siècle. Les deux tiers sont aujourd’hui inactifs et «la majorité est laissée sur place». Le TAT-8 ne fait d’ailleurs pas exception à la règle : seulement 45% du câble a en réalité pu être retiré.
Dans les Bouches-du-Rhône, le Parc marin de la Côte bleue (PMCB) a réalisé en 2019 une expertise d’impact écologique inédite sur quatre câbles Orange hors service qui traversent le site. Celui-ci se trouve en périphérie de Marseille, premier hub européen de trafic de données internet, avec 17 câbles actifs.
Le PMCB a constaté plusieurs dégâts dans son périmètre. Certaines infrastructures qui ne sont plus attachées bougent quand la mer est agitée et écrasent les herbiers de posidonie, essentiels à l’écosystème marin. D’autres, dont la protection se détériore, libèrent des substances toxiques. «La protection en plomb se défait et des morceaux de métal se désagrègent en zone baignable à deux mètres de profondeur», résume Benjamin Cadeville, auteur du rapport d’expertise.
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité de l’article de Samy Hage et comprendre pourquoi ces câbles ne sont pas retirés des fonds marins.

· Ce mercredi, 78 départements sont placés en vigilance orange pour le risque canicule par Météo-France. Des températures jusqu’à 40 degrés Celsius (°C) sont attendues du Centre-val de-Loire à la Nouvelle Aquitaine et le pic de chaleur devrait se poursuivre jusqu’à vendredi. Retrouvez des conseils pratiques pour protéger votre logement juste ici.
· 63% des nappes phréatiques du territoire hexagonal sont sous les normales de saisons, a alerté le Bureau des ressources géologiques et minières (BRGM) lundi. Sous l’effet de la sécheresse en cours, leur niveau d’eau continue de diminuer et 94% sont actuellement en baisse. Le déficit de pluies, les prélèvements d’eau et les températures élevées détériorent la situation, bien plus dégradée qu’au début du mois d’août 2025.

· Dimanche après-midi, dans un contexte de sécheresse historique, le parc nucléaire français a atteint un niveau d’indisponibilités inédit avec 15,6% de puissance en moins. Lundi, encore neuf réacteurs étaient soit à l’arrêt soit au ralenti en raison des fortes chaleurs, un record. Quatre autres unités ont été affectées par une prolifération de méduses à leurs abords. · Le préfet de Seine-et-Marne vient de valider définitivement le projet de construction du plus grand européen baptisé Campus IA, à Fouju. Les opposant·es ont annoncé déposer un recours contre la création en un lieu de ces onze centres de données. Ceux-ci remplaceront des terres agricoles sur l’équivalent de 125 terrains de foot et devraient mobiliser 1,4 gigawatt de puissance électrique, soit à peu près la capacité d’un réacteur nucléaire tel que celui de Civaux (Vienne).


«On n’est plus en sécurité chez nous» : après un été caniculaire, ces Français cherchent activement à déménager
«2026, l’été de la bascule» (2/4). Nuits sans sommeil, crises d’angoisse, sensation d’étouffer… Depuis mai et les canicules à répétition, elles et ils suffoquent dans leurs logements transformés en bouilloires. Et puisque les étés seront toujours plus chauds, leur décision est prise : partir. À Albi (Tarn), Pauline Paredes, jeune maman d’un bébé de 10 mois, étouffe depuis des semaines dans son logement social du centre-ville. «On dit souvent que, pour un enfant de cet âge-là, la température ne doit pas dépasser 26°C. Chez nous, elle peut grimper jusqu’à 32, voire 34°C», rapporte-t-elle. À bout, elle confie à Vert : «Cet été a marqué un tournant. Quand on m’a présenté l’appartement l’an dernier, j’étais très heureuse d’y emménager, c’est un immeuble récent qui donne sur la cathédrale.» Mais après deux étés à suffoquer, elle veut partir : «Je viens de refaire une demande de logement, raconte-t-elle. Ce n’est plus tenable.»
👉 Cliquez ici pour lire l’intégralité des témoignages recueillis par Zoé Moreau.




Favorisé par le réchauffement climatique, le moustique-tigre va coloniser (presque) toute la France d’ici 2085
Piqûres dérapent-elles ? Le moustique-tigre devrait se répandre dans la quasi-totalité de la France hexagonale (à l’exception des zones montagneuses) d’ici cinquante ans, estime une étude scientifique parue lundi dans la revue Global change biology. Selon cette modélisation, l’aire de répartition et la période d’activité de cet insecte piqueur sont amenées à s’étendre sous l’effet, principalement, du changement climatique. Arrivé en 2004 dans l’Hexagone, le moustique-tigre transmet plusieurs virus à l’humain : dans le scénario le plus pessimiste, le risque de propagation de la dengue pourrait concerner entre 71 et 95% du territoire d’ici 2085, avec une vulnérabilité plus forte dans les zones périurbaines et rurales.


«Ce n’est pas une chaleur exceptionnelle» : florilège des sorties climatosceptiques dans une France qui brûle
Faux sceptiques. Il n’y a pas de chaleur exceptionnelle en France ? C’était en tout cas l’avis de Pascal Praud à l’antenne de CNews au mois de mai dernier, au moment même où l’on enregistrait des températures historiques pour la saison à travers l’ensemble du pays. Alors que la France traverse une quatrième canicule cette année, Vert fait une petite piqûre de rappel des messages climatosceptiques diffusés par certains médias.

+ Moncef Arbadji, Rémy Calland, Esteban Grépinet, Samy Hage, Mathilde Picard et Sanaga ont contribué à ce numéro.







