🗞️ C’est l’article le plus lu de la semaine dernière sur vert.eco : Guillaume Martin-Guyonnet, coureur du Tour de France 2026 : «Je suis devenu asthmatique à force de rouler exposé à la pollution». (Re)lisez-le en cliquant juste ici.
Pour s’adapter à la montée des eaux, ce Breton a construit une maison-bateau.

«Ils ciblent ceux qui défendent la vie» : les écologistes, victimes silencieuses de la guerre au Proche-Orient
La protectrice libanaise des tortues marines Mona Khalil, le militant palestinien Odeh Hathalin… les attaques israéliennes au Proche-Orient tuent aussi celles et ceux qui défendent l’environnement. De véritables cibles, invisibilisées dans les bilans de guerre.
De petites tortues en céramique colorées sont alignées sur le comptoir d’un bateau-restaurant amarré au port de Tyr, au sud du Liban. Fadia Jomaa, journaliste et activiste environnementale, nous invite à la rejoindre à l’intérieur, avant de s’interrompre : «C’est Mona qui nous les avait offertes.» Sa voix se brise dans la douceur de l’été.
Le 19 juin, Mona Khalil, la gardienne des tortues de mer au Liban, a succombé à ses blessures à l’hôpital de Beyrouth, la capitale. Un bombardement israélien avait frappé sa maison de Mansouri, à une dizaine de kilomètres au sud de Tyr. Jusqu’au bout, l’activiste avait refusé de quitter son domicile, malgré les bombardements et les menaces des millitaires.

«Israël savait parfaitement qui ils frappaient. Ils ont tué un symbole de la protection de l’environnement. Mona dénonçait les atteintes environnementales causées par Israël à chaque guerre», s’insurge Fadia Jomaa, qui fait elle aussi l’objet de menaces, comme le pointe l’ONG Reporters sans frontières.
Nombre d’autres écologistes ont été tué·es depuis le 8 octobre 2023, date des premières représailles israéliennes en Palestine et au Liban après les massacres du Hamas la veille. «Des habitants sont retournés prendre soin de la faune sauvage, malgré le danger, parce qu’ils se sentaient responsables de leur terre. Ils ont été tués alors qu’ils accomplissaient ces tâches», décrit Hisham Younes, président de l’association The Green southerners.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de notre correspondante au Liban, Amélie David.

· Depuis dimanche, un incendie ravage une partie du Var : près de 200 hectares ont déjà brûlé et des dizaines d’habitations ont été détruites. Plus de 600 pompier·es sont mobilisé·es. En Haute-Corse, deux incendies déclenchés par la foudre le 12 juillet restent actifs. Au total, vingt-sept départements sont placés en risque «élevé» face aux feux de forêt.
· Vendredi, le collectif Stop Micro a dénoncé la consommation d’eau de l’entreprise de semi-conducteurs STMicroelectronics, basée à Grenoble (Isère). Alors que le géant des puces électroniques n’est pas concerné par des restrictions (contrairement aux habitant·es) malgré la sécheresse, les militant·es ont symboliquement fermé la vanne qui alimente son bâtiment principal. La firme consomme jusqu’à 160 litres d’eau potable par seconde, d’après ses propres chiffres.
· Vendredi toujours, 185 foyers des Ardennes et de la Meuse ont déposé plainte contre X pour «mise en danger d’autrui» et pollution illégale liée à des PFAS. En février dernier, France 3 et Disclose y avaient décelé des taux records de ces «polluants éternels» dans l’eau du robinet et dans les sols agricoles.


Donald Trump veut faire payer le Canada parce que la fumée des incendies dépasse la frontière
Douane man show. Vendredi, le président étasunien a menacé d’imposer de nouveaux droits de douane au Canada… à cause de la fumée des incendies qui ravagent l’Ontario. La pollution de l’air liée à ces feux étouffe aussi les États-Unis, notamment la mégapole de New York. «Nous tenons le Canada pour responsable de son manque d’entretien des forêts, a attaqué le milliardaire d’extrême droite sur son réseau Truth social. Il s’agit d’une négligence délibérée qui se répète chaque année.» Le premier ministre canadien, Mark Carney, a peu goûté cette sortie, rappelant que le Canada avait aidé à combattre le mégafeu de Los Angeles en 2025. «Le changement climatique est la responsabilité de tous, absolument de tous, y compris des États-Unis», a-t-il encore réagi. Un rappel utile, alors que ces brasiers sont rendus plus fréquents par le dérèglement du climat lié à la combustion des énergies fossiles… dont les États-Unis ne semblent pas vouloir se passer.


«Envisager la montée du niveau de la mer autrement» : voyage sur une étrange maison flottante au large de Saint-Malo
On se fait la brise ? Amarrée au port de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) depuis mars, Badaroz, une micromaison flottante, est bien plus qu’un habitat insolite. Son créateur, Nicolas Bessec, cherche à expérimenter un mode de vie inspiré des marins et à ouvrir de nouvelles pistes d’adaptation au changement climatique. Avec un petit poste de pilotage, une barre à l’avant et un moteur thermique à l’arrière, l’habitation miniature peut se déplacer comme un bateau. «À terme, on aura de vraies communautés flottantes un peu partout», prédit le trentenaire. Toutefois, pour Gauthier Carle, directeur de l’ONG Plateforme Océan & Climat : «Le flottant pose de nombreuses questions, dont celle de la pollution, parce qu’on est directement au contact du milieu.»
👉 Cliquez ici pour tout savoir de ce projet farfelu qui bouscule nos imaginaires.

La pub pour le pétrole bientôt interdite en France, des droits pour les arbres au Québec : les bonnes nouvelles de la semaine
Terre happy. Le gouvernement écossais pourrait mettre un coup de frein aux projets de data centers, l’équipe norvégienne de foot reverse les recettes de son match contre Israël à une ONG à Gaza… et trois autres réjouissances repérées par Gaëtan Gabriele.

+ Amélie David, Gaëtan Gabriele, Lilou Hiver, Thomas Louapre, Marie Roy et Anne-Claire Poirier ont contribué à ce numéro.







