Malgré leurs promesses, les supermarchés français vendent toujours des œufs de poules élevées en cage

La cage affole.
Une enquête de l'association Anima révèle ce mercredi que les trois quarts des magasins inspectés en France hexagonale proposent encore des boîtes d'œufs de poules élevées en cage. Si toutes les enseignes s'étaient engagées à y mettre fin au plus tard en 2025, certaines (Monoprix, Aldi ou Intermarché) sont plus avancées que d'autres.

C’était un des engagements majeurs de la grande distribution en matière de bien-être animal. Il y a dix ans, les principales enseignes françaises s’engageaient tour à tour à ne plus vendre d’œufs de poules élevées en cage d’ici 2025. Pourtant, cette transition n’a pas encore abouti : 73% des magasins testés par l’association Anima en janvier 2026 vendaient encore ce type de produits.

En France, les constructions de nouveaux élevages de poules en cage sont interdites depuis 2018. © L214/Wikimedia

«La fin de l’élevage en cage nous apparaît comme une priorité pour réduire la souffrance des animaux d’élevage, car ce que vivent les poules est un enfer, explique Keyvan Mostafavi, directeur de l’association animaliste. Elles sont enfermées 24h/24 dans des densités extrêmes, sans voir la lumière du jour.» En 2023, l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) avait elle-même recommandé de développer des alternatives aux cages dans les élevages de poules.

Lidl, Auchan et Coopérative U en bas du classement

Dans son enquête «L’heure des comptes», publiée ce mercredi, Anima a donc voulu faire le bilan des promesses de la grande distribution, destinées à inciter les éleveur·ses à faire leur transition vers d’autres modes d’élevage (au sol, en plein air ou bio, voir l’encadré plus bas). En janvier dernier, salarié·es et bénévoles de l’association ont inspecté – photos certifiées à l’appui – près de 400 super et hypermarchés en France hexagonale, appartenant aux huit leaders de la grande distribution : E.Leclerc, Carrefour, Intermarché, Coopérative U, Auchan, Lidl, Monoprix et Aldi.

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C'est parti
Esteban Grépinet

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