Elles et ils s’appellent Léna, Jérémy, Marine, Matthieu, Julie ou Côme. Leur point commun ? Avoir pris conscience de l’urgence écologique et décidé d’œuvrer au futur dès à présent. Diplômé·es de grandes écoles pour la plupart, toutes et tous poussent un cri de révolte face aux entreprises polluantes et à leur gouvernement empêtré dans l’inaction, et refusent de contribuer à la destruction de la vie. Leur voix rejette en même temps qu’elle propose et invente. En écho, résonnent celles de leurs aîné·es, comme la journaliste Juliette Nouel, l’agronome Marc Dufumier, la députée Delphine Batho ou encore le philosophe Dominique Bourg.

« Nous comprenons que réussir sa vie dans un système qui la détruit n’a aucun sens […]. Ainsi, nous nous lançons : investissement associatif, grèves pour le climat, ateliers de sensibilisation, tentatives de décarbonation des entreprises, tour de France des écolieux, lettres de démission, formations en agroécologie, influence politique, nous tentons tous les leviers », écrivent les auteur·rices. Sans caricature, avec une large variété de radicalités et de parcours d’engagement, cet ouvrage invite à élargir la brèche de rébellion entrouverte en nous et à s’y engouffrer. Portrait d’une certaine génération, indignée et « bouillonnante », qui met ses privilèges au service de l’action écologique et sociale.
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Basculons ! dans un monde vi(v)able, Tanguy Descamps, Maxime Ollivier, Romane Rostoll, Actes Sud, avril 2022, 304p, 16,9€.









