Du « Colorado provençal », où la couleur ocre des paysages est liée aux boues rouges provoquées par l’exploitation d’alumine, à l’Andalousie, où l’acidité du fleuve Rio Tinto devient un argument marketing pour qui veut avoir la sensation de visiter la planète Mars, la réalisatrice Anne-Lise Carlo nous embarque à destination de six sites européens aux apparences trompeuses. « Je cherchais des lieux dont la pollution se verrait immédiatement à l’œil nu ; [où je serais] accompagnée par des gens qui vivent dans ces lieux pollués, en mesure de nous raconter leurs liens personnels à ces zones abîmées par l’industrie, leurs sentiments face à une telle transformation et la perte de mémoire qu’elle provoque », détaille-t-elle à Vert.

Mention spéciale pour l’épisode filmé à Tchernobyl quelques mois avant le début de la guerre en Ukraine : le site est devenu une réserve naturelle inédite depuis l’explosion du réacteur de la centrale en 1986. « Il n’y a pas que les ruines, il n’y a pas que le souvenir des personnes évacuées, la chose était là avant l’accident, pendant l’accident, et elle nous survivra… la nature », y confie avec émotion la zoologue Marina Shkvyrya.
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Cette courte web série documentaire, en partenariat avec le magazine Geo, est à retrouver sur le site d’Arte.









