Espèce endémique d’Indonésie, on ne trouve Varanus komodoensis, de son petit nom, que dans le parc national de Komodo – situé sur les Petites îles de la Sonde – et sur l’île voisine de Flores. Dans les huit zones où on peut l’observer, la population est plutôt stable : on compte 1 383 adultes et quelque 3 500 juvéniles.

Malgré ses faux airs de Godzilla, le plus gros lézard du monde (jusqu’à trois mètres de long et 90 kilos) s’est trouvé un adversaire plus grand que lui : le réchauffement climatique. Selon l’UICN, l’élévation des températures, ainsi que celle des mers devraient réduire son habitat comme peau de chagrin : au moins 30% en 45 ans.
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Sur l’île de Flores, le varan de Komodo fait face à d’autres menaces. Il est en concurrence avec les chasseurs locaux, qui le privent d’une partie de son gibier. La forêt rétrécit d’année en année (1% par an, – 45% sur trois générations) à cause, notamment, de l’agriculture de subsistance, du régime d’incendies modifié par le changement climatique et du développement du tourisme.
Sa capacité limitée à étendre son territoire le rend particulièrement vulnérable à la dégradation de son habitat. Hélas, ce dragon-là n’a pas d’ailes. Plus d’informations dans la fiche de l’UICN dédiée au dragon de Komodo (anglais).
A l’occasion de notre semaine du vivant, retrouvez chaque jour le portrait d’une espèce menacée, qui raconte certains des bouleversements en cours.








