A 35 ans, la directrice de l’ONG Reclaim finance est la quatrième personnalité française à recevoir le prix Goldman, créé trente ans plus tôt. Elle est récompensée pour avoir contraint de nombreux acteurs de la finance à se détourner du charbon, énergie fossile la plus émettrice de gaz à effet de serre.

Comme le raconte le Monde, Lucie Pinson a contribué à ce que 16 groupes financiers français, dont la Société générale ou la BNP Paribas, cessent d’apporter leur soutien à de nouveaux projets liés au charbon. Pour cela, elle a mené campagne jusque dans les assemblée générales d’actionnaires de grandes sociétés, et oeuvré à faire mauvaise presse aux entreprises récalcitrantes : « Il faut mettre la pression sur les acteurs financiers, sinon ça avance trop lentement. C’est le coût réputationnel qui les fait bouger », indique-t-elle au Monde.
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Après avoir oeuvré chez les Amis de la Terre entre 2013 et 2017, Lucie Pinson a fondé sa propre ONG en mars 2020 : Reclaim Finance, où elle continue à lutter pour sortir la finance des énergies fossiles.
Décerné par une fondation privée depuis 1989, le prix Goldman récompense, chaque année, l’engagement de cinq femmes et hommes à travers la planète. L’édition 2020 compte notamment parmi ses lauréat•e•s Nemonte Nenquimo, une Equatorienne qui a mené une campagne médiatique et judiciaire victorieuse ayant entraîné la protection de plus de 200 000 hectares de forêt amazonienne contre l’extraction pétrolière. Leurs portraits sont à retrouver dans le Guardian (en anglais). Celui de de Lucie Pinson, dans le Monde (abonnés).








