Physicien·nes, chimistes, médecins… Réuni·es au sein du collectif Global Peace Dividend, ces récipiendaires d’un prix Nobel font le constat que les dépenses militaires mondiales ont continué d’augmenter en 2020 pour atteindre le montant record de 1 981 milliards de dollars (Stockholm international peace research institute). Pendant ce temps-là, 98 millions de personnes étaient directement touchées par des tempêtes, des inondations et d’autres catastrophes climatiques, qui ont engendré des dégâts à hauteur de 171,3 milliards de dollars (UNDRR). Au cours de la même année, deux millions de personnes sont mortes du Covid-19 et au moins 97 millions d’autres sont tombées dans la pauvreté (Banque mondiale).

« Notre maison brûle, et nous construisons des sous-marins nucléaires et des missiles hypersoniques », écrivent ainsi le physicien Matteo Smerlak et professeur de physique et de philosophie Carlo Rovelli, coordinateurs de Global Peace Dividend, dans une tribune tout juste publiée dans Libération. Pour eux et l’ensemble des signataires de l’appel rendu public le mois dernier, il faut « briser le cercle vicieux de la course aux armements ». Pour ce faire, elles et ils tentent de convaincre tous les pays du monde de réduire leurs dépenses militaires de 2 % par an pendant au moins cinq ans.
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Ces prix Nobel ont une petite idée de ce à quoi cet argent pourrait servir : la moitié de la somme économisée pourrait être mise à la disposition des gouvernements nationaux, tandis que l’autre moitié pourrait abonder un fonds global sous l’égide de l’ONU dédié à la lutte contre les urgences planétaires. Soit plus de 1 000 milliards d’euros sur cinq ans pour lutter contre les pandémies… ou le réchauffement climatique.








