En montrant que l’atteinte des -55 % est techniquement possible, l’institut négaWatt appelle le gouvernement français à soutenir cet objectif. Parue le 30 novembre, son étude détaille, secteur par secteur, les efforts supplémentaires à consentir par rapport à la stratégie française actuelle, qui ne vise que 40% de baisse d’ici 10 ans par rapport au niveau de 1990.
Le secteur des transports, qui représente près de 30% des émissions tricolores, doit faire l’objet d’actions prioritaires. NegaWatt estime ainsi que le trafic automobile pourrait être réduit de près d’un quart du fait d’une maîtrise des distances parcourues (rendue possible par le développement du télétravail) et d’un report accru vers les alternatives à la voiture individuelle.
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NegaWatt rappelle également la nécessaire montée en puissance du rythme de rénovation énergétique des bâtiments, qui représentent 18% des émissions. Il devrait atteindre 700 000 rénovations par an en 2030, contre 500 000 dans la stratégie actuelle et alors qu’on en recense seulement quelques milliers aujourd’hui (Vert).
Pour décliner ces objectifs en politiques publiques, « d’innombrables propositions existent, portées par une multitude d’acteurs », soulignent les auteur•rice•s de l’étude. A ce propos, negaWatt estime que l’application « sans porter atteinte à leur ambition » des mesures proposées par la Convention citoyenne pour le Climat est « primordiale ».








