La hausse des températures risque d’atteindre +1,5°C d’ici 2025

A prendre au premier degré.
Le seuil fatidique de +1,5 °C, inscrit dans l’Accord de

L’organisation météorologique mondiale (OMM), dépendante de l’ONU, a publié jeudi une mise à jour des prévisions annuelles à décennales du climat mondial (global annual to decadal climate update) dans laquelle elle anticipe avec une précision quasi clinique les chiffres du réchauffement climatique. Ainsi, la hausse générale des températures – calculée par rapport aux moyennes constatées en 1850-1900 – atteindra « probablement » au moins 1°C et sera « très probablement » entre 0,9 et 1,8°C au cours des cinq prochaines années. D’autre part, la probabilité que le record absolu de chaleur constaté en 2016 soit battu est de 90%.

Si le seuil de 1,5°C a presque une chance sur deux (40%) d’être franchi au cours de l’une des cinq prochaines années, il y a en revanche 10% de chance seulement que cela soit le cas cinq années d’affilée, précise l’organisation. Mais « ce sont plus que de simples statistiques », a précisé le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, dans un communiqué. « La hausse des températures, c’est plus de fonte des glaces, une plus grande élévation du niveau des mers, plus de vagues de chaleur et d’événements climatiques extrêmes, plus d’impacts sur la sécurité alimentaire, la santé et l’environnement ».

Même une hausse minime des températures a des conséquences importantes pour l’écosystème mondial. © AFP

En décembre 2015, l’ensemble des pays du globe se sont entendus pour « contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5°C ». A l’époque le seuil de 1,5°C avait été reconnu comme une nécessité pour la survie des États insulaires déjà très exposés aux submersions marines (Novethic). 

Cet article est en accès libre.

Je fais un don

Combien d’années d’inaction politique ? Combien de victimes ?

Après les scandales de l’amiante, du plomb, ou du chlordécone, l’histoire semble se répéter aujourd’hui avec les PFAS, le cadmium, les pesticides toxiques, les perturbateurs endocriniens et tant d’autres nouvelles substances.

Les alertes des scientifiques sont à nouveau ignorées, en matière de pollution comme de climat, et notre gouvernement protège davantage les intérêts des industriels que notre santé et l’avenir de nos enfants.

Alors que le débat démocratique est pollué comme jamais, nos journalistes ont un rôle inédit à jouer. 

Pour répondre à cette urgence écologique et de santé publique, Vert monte une toute nouvelle équipe d’enquête et solutions spécialisée dans la santé et les pollutions, et va se renforcer sur le climat.

Objectif : + 5 000 membres du Club avant le 14 juin pour créer ensemble un journalisme qui nous protège.

C'est parti