«On n’est plus en sécurité chez nous» : après un été caniculaire, ces Français cherchent activement à déménager

«2026, l’été de la bascule» (2/4). Nuits sans sommeil, crises d’angoisse, sensation d’étouffer… Depuis mai et les canicules à répétition, elles et ils suffoquent dans leurs logements transformés en bouilloires. Et puisque les étés seront toujours plus chauds, leur décision est prise : partir. À Albi (Tarn), Pauline Paredes, jeune maman d’un bébé de 10 mois, étouffe depuis des semaines dans son logement social du centre-ville. «On dit souvent que, pour un enfant de cet âge-làla température ne doit pas dépasser 26°C. Chez nous, elle peut grimper jusqu’à 32, voire 34°C», rapporte-t-elle. À bout, elle confie à Vert : «Cet été a marqué un tournant. Quand on m’a présenté l’appartement l’an dernier, j’étais très heureuse d’y emménager, c’est un immeuble récent qui donne sur la cathédrale.» Mais après deux étés à suffoquer, elle veut partir : «Je viens de refaire une demande de logement,raconte-t-elle. Ce n’est plus tenable.»

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 © Aurore Chapon

D’une canicule à l’autre, nous oublions collectivement ce que nous avons subi. Une amnésie qui conduit beaucoup d’entre nous à élire celles et ceux qui aggravent la crise climatique.

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