Édition du 1 septembre 2026

Rentrée déclasse

Chères toutes et chers tous,

🥳 Vert est partenaire du So good MAIF Festival. Pour ses prochaines éditions, le festival posera ses valises à Marseille le 26 septembre et à Nantes le 16 octobre. Au menu : des rencontres, des conférences, des expériences immersives, de l’humour et les concerts de Camélia Jordana et Danyl à Marseille, et de Miki à Nantes ! Le tout pour célébrer l’engagement sous toutes ses formes. Retrouvez toutes les infos ici.


C’est la rentrée, et MaPrimeRénov’ est encore rabotée. Entre autres joyeusetés.


Hausse du prix du gaz, taxe sur les PFAS, MaPrimeRénov’ encore rabotée : ce qui change au 1er septembre 2026

Émoi de septembre. C’est la rentrée, y compris pour les mesures environnementales. Au 1er septembre 2026, plusieurs dispositifs évoluent. Tour d’horizon de ces changements.
 

🏡 MaPrimeRénov’ réduit la voilure

Sans cesse remanié ces dernières années, le dispositif d’aides à la rénovation MaPrimeRénov’ prend (encore) une nouvelle tournure à partir du 1er septembre. L’aide pour une rénovation d’ampleur ne pourra plus être attribuée si un chauffage au gaz est conservé après les travaux. D’autre part, certains «gestes» ne seront plus éligibles aux aides, tels que les travaux d’isolation thermique, l’installation d’équipements de chauffage fonctionnant au bois, à la biomasse ou à l’énergie solaire. Ces évolutions font partie du plan d’électrification du gouvernement présenté en avril, visant à maximiser l’usage d’électricité.

Le dispositif d’aides à la rénovation Ma prime rénov’ est encore réduit. © Adobe Stock


👚 Un nouveau malus pour les produits d’ultra-fast fashion

À partir de ce mardi, toute entreprise qui met sur le marché français un produit relevant de l’ultra-fast fashion devra s’acquitter d’une contribution financière, ou «malus», auprès de l’éco-organisme ReFashion. Slips et chaussettes subiront un malus de 50 centimes ; il s’élèvera à 9 euros pour les pantalons et à 12 euros pour les vestes.

Ces pénalités augmenteront progressivement pour atteindre, par exemple, 19,5 euros par veste vendue en 2030. La méthodologie retenue pour déterminer si un produit est concerné par ce malus a été conçue pour cibler principalement les géants Shein et Temu. Le gouvernement a assuré que ce dispositif épargnerait les enseignes qui ont des emplois en France, comme Kiabi ou Decathlon, ainsi que les marques de fast fashion comme Zara ou H&M.

👉 Taxe sur les PFAS, aide pour l’achat d’une voiture électrique d’occasion… Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Zoé Moreau et Anne-Claire Poirier.

· Ce mardi, les travaux de la décriée autoroute du Chablais débutent entre Thonon-les-Bains et Machilly (Haute-Savoie). Vendredi, le préfet de Haute-Savoie a signé l’autorisation environnementale qui donne le feu vert au chantier. La mise en service de la voie rapide de seize kilomètres est prévue pour 2029. Depuis de nombreuses années, agriculteur·ices et associations environnementales dénoncent l’inutilité du projet dans un territoire déjà bien relié ainsi que l’artificialisation de pâturages destinés à la production de reblochon.

· Lundi, l’Union européenne (UE) a annoncé suspendre à partir de jeudi les importations de viandes de bœuf et de volailles depuis le Brésil. Pour cause : les autorités brésiliennes n’ont pas offert de garanties sanitaires suffisantes quant au respect des règles en vigueur dans l’UE, notamment sur l’interdiction d’antibiotiques dans les élevages.

· Le râle des genêts, oiseau emblématique des prairies humides, a disparu de Bretagne, a confirmé la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) en fin de semaine dernière. Des bénévoles se sont relayé·es pour tenter de détecter sa présence ces deux dernières années, mais n’y sont pas parvenu·es. Dans le reste du territoire hexagonal, les tendances sont aussi inquiétantes, avec seulement 60 à 80 mâles chanteurs restants.

Assez farouche, le râle des genêts est connu pour son chant nocturne. ©  Tim Gutsell/Flickr

«J’ai perdu trois bêtes à cause de la sécheresse» : en Martinique et en Guadeloupe, les bovins premières victimes des canicules

Rumine déconfite. Dans les îles antillaises, des centaines de ruminants sont morts cet été sous l’effet combiné du manque d’eau et des canicules. «Ça fait huit mois que la sécheresse perdure, déplore André Prosper, agriculteur en Martinique. J’ai perdu trois bêtes à cause de la sécheresse de cette année.» Par ailleurs, pour pallier l’absence de fourrage naturel, les éleveur·ses sont contraint·es d’en acheter. Mais leurs finances sont déjà exsangues et les aides financières peinent à arriver. Pour faire face, la solidarité s’organise, comme le raconte André Prosper : «Avec d’autres éleveurs, nous avons pu compter sur la solidarité des agriculteurs de la filière banane pour obtenir les produits invendus ; ou de la filière de la canne à sucre avec la bagasse [le résidu fibreux qui reste après le broyage de la canne, NDLR] pour nourrir les animaux. Sans ça, je crois que ça aurait été la fin de la filière bovine en Martinique.»

👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage de Ludovic Clerima.

Face au manque d’herbe encore verte, des bovins ont été déplacés près d’une route départementale sur la commune du Moule, en Guadeloupe. ©  Ludovic Clerima/Vert

L’appel à manifester pour le climat le 26 septembre dépasse les 20 000 signatures

Marche ou grève. L’association Bio Consom’acteurs, rejointe par de nombreuses personnalités, est à l’origine d’un appel à la mobilisation pour un plan d’urgence climatique, le samedi 26 septembre prochain. Le texte publié en exclusivité par Vert cet été vient de dépasser les 20 000 signatures. Il invite à défiler dans les rues dans une cinquantaine de villes en France, dont Lyon, Metz, Saint-Nazaire, Guéret ou encore Amiens. Dans cette lettre ouverte à Emmanuel Macron, les signataires exigent un plan d’adaptation et d’atténuation face au réchauffement climatique et un budget au service de la justice sociale. Des groupes locaux sont également actifs dans d’autres villes et dans les outre-mer pour organiser des mobilisations. Plus d’infos ici.

Cliquez sur la carte pour voir le détail des manifestations, commune par commune.

Lave-vaisselle ou plonge, qu’est-ce qui consomme le moins ? Sur Arte, «Écolo mon cul» tranche vos dilemmes du quotidien

Couvert le futur. Le dernier épisode de la série «Écolo mon cul» répond à la question que vous vous posez après chaque repas : vaut-il mieux faire la vaisselle à la main ou utiliser le lave-vaisselle pour économiser l’eau et l’énergie ? En dix minutes, il explique avec pédagogie et humour l’impact environnemental de votre machine et vous aide à trancher.

Écolo mon cul ! © Arte

+ Rémy Calland, Ludovic Clerima, Zoé Moreau, Mathilde Picard et Antoine Poncet ont contribué à ce numéro.