«Le festin de pierres» : Jean-Marc Rochette raconte la montagne à travers sept histoires, du Moyen Âge jusqu’à «après-demain»

Hiver de rage.
Le bédéaste, peintre et écrivain ancré dans le massif des Écrins (Isère) plonge de nouveau les lecteur·ices dans la vallée du Vénéon, ravagée par une crue exceptionnelle à l’été 2024. Comme toujours quand Jean-Marc Rochette nous parle de montagne, il n’est jamais question que de montagne.

Le torrent des Étançons est devenu fou. Par une nuit de juin 2024, le cours d’eau est sorti de son lit et a charrié une quantité monstrueuse d’eau, de boues et de roches sur le hameau de La Bérarde (Isère). De ce haut-lieu de l’alpinisme, refuge de montagnard·es depuis des siècles, il ne reste presque plus rien. Le nouveau livre de Jean-Marc Rochette s’ouvre sur cette image de désolation. Dans Le festin de pierres (Les Étages éditions, 2026), l’écrivain, auteur de BD et peintre raconte la montagne à travers celles et ceux qui l’habitent ou qui l’ont habitée, humain·es ou non.

«Le festin de pierres», Jean-Marc Rochette, Les Étages éditions, 18 mars 2026, 176 pages, 20 euros.

On croise la route d’un cantonnier rasta revenu du Panchir, d’une brebis échappée du troupeau, d’un villageois aux envies de vengeance, d’un marchand en quête de juteux profits, et même d’un renard arctique. Jean-Marc Rochette nous emmène sur les sentiers de sa mémoire, respirer un air «saturé de fantômes et de souvenirs». Il parle de notre époque, du Dauphiné en plein Moyen Âge, et d’un avenir peut-être pas si lointain, où la vie a (presque) disparu des sommets.

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Un récit comme une randonnée en altitude. On emprunte des chemins variés – ici, ce sont sept histoires qui nous sont racontées – et on se perd un peu, parfois. L’imprévu fait partie de l’aventure, et celle-ci ne déçoit pas. À l’arrivée, le spectacle est grandiose, quoique vertigineux. On reviendra.

«Le festin de pierres», Jean-Marc Rochette, Les Étages éditions, 18 mars 2026, 176 pages, 20 euros.

C'est parti
Antoine Poncet

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