Comme d’autres crises avant elle, la pandémie de Covid-19 a permis de mettre le doigt sur les défaillances de notre système thermo-industriel. Bouffi d’inégalités, celui-ci transgresse les limites planétaires et rogne parfois sur l’essentiel – l’hôpital public en premier chef. En partant des besoins sociaux et individuels de l’humain moderne, le collectif d’économistes citoyen·ne·s apporte une parole forte, limpide et précise aux réflexions sur le « monde d’après ».

Se nourrir, se soigner, s’éduquer, faire culture, se loger et se déplacer, produire, travailler et vivre ensemble. Pour chacun des huit pôles de cette nouvelle boussole, les auteur·rice·s déploient des analyses et des propositions concrètes, démocratiques et radicales – qui induisent de vrais choix de société. Exemple dans le domaine de l’éducation, où un fossé se creuse : d’un côté, les partisan·e·s de l’accumulation de capital humain voient l’université comme la porte d’entrée du monde professionnel, où prime une logique d’investissement et de rentabilité ; de l’autre, les promoteur·rice·s d’un droit à l’émancipation y préfèrent l’acquisition de connaissances et le développement d’un esprit critique.
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Les lecteur·rice·s apprécieront la logique renversante de cet ouvrage, qui ne s’arrête pas aux critiques du néolibéralisme mais dessine une utopie profondément réaliste. Un livre-programme accessible et percutant pour nourrir les consciences citoyennes de celles et ceux qui pressent le changement, et alimenter le débat public en ce début de campagne présidentielle.
De quoi avons-nous vraiment besoin ?, Les économistes atterrés, éditions Les liens qui libèrent, 256p., 20€. A paraître le 13 octobre.









