Le reflux de la pandémie de Covid-19 laisse à nouveau la place au climat dans les négociations internationales. L’ONU en a profité pour organiser jusqu’au 17 juin prochain un round de discussions informelles en vue de la COP26 qui se tiendra en novembre à Glasgow (Ecosse), après avoir été retardée d’un an. Il est désormais « crucial » de rattraper le temps perdu et de faire de la COP un succès, a expliqué la responsable climat de l’ONU Patricia Espinosa, lundi (France Info). L’idée est donc de préparer « des décisions prêtes pour l’adoption » en novembre.
Le menu est copieux puisque les négociateur·rice·s espèrent régler plusieurs points en suspens depuis l’Accord de Paris adopté en décembre 2015. Parmi eux, le fonctionnement des marchés carbone (où s’échangent les droits à émettre du CO2) ou encore l’engagement des pays développés à financer à hauteur de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2025 les politiques climatiques des pays pauvres. D’autre part, de nombreux pays doivent encore réviser à la hausse leurs engagements climatiques (appelés « contributions déterminées au niveau national » ou NDC). Selon l’ONU, les efforts promis en 2015 par les signataires de l’accord de Paris entraînent le monde vers un réchauffement de 3 ou 4°C d’ici la fin du siècle.
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Les optimistes comptent sur le nouveau leadership des États-Unis pour créer l’impulsion suffisante. Le sommet en ligne sur le climat convoqué fin avril par le nouveau président américain, Joe Biden, a vu les grands pays émetteurs redoubler d’engagements vers la neutralité carbone, à commencer par les États-Unis eux-mêmes.









