Rarement un texte européen aura suscité une telle mobilisation en France. Il s’agit de l’Omnibus X, ou Omnibus «pesticides», un paquet législatif qui prévoit notamment d’assouplir les procédures d’autorisation des produits phytosanitaires. Face à ce projet «encore plus dangereux que la loi Duplomb», selon Greenpeace France, la contestation s’organise. Ce week-end, plus de 30 rassemblements, «manifestives» et autres opérations de tractage sont prévus dans l’Hexagone, de Paris à La Rochelle en passant par Perpignan et Strasbourg.
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La liste des organisations mobilisées est longue. Dans la coalition figurent Cancer colère, Générations futures, Attac, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO), le syndicat agricole Confédération paysanne et Greenpeace France, aux côtés d’une centaine d’autres associations écologistes, nationales et locales.
«L’un des pires reculs jamais connus»
Ensemble, elles dénoncent un texte qui «nous ramène des décennies en arrière, en défaisant les protections actuelles sur l’usage des pesticides, imparfaites mais durement acquises». S’il était adopté, préviennent-elles, il «renforcerait directement et très concrètement l’exposition de nos corps, des écosystèmes, de notre alimentation et de nos territoires à des substances dangereuses».
L’objectif de ce week-end de mobilisation est de faire monter la pression citoyenne sur les négociateur·ices européen·nes. Il y a une dizaine de jours, les États membres sont parvenus à un compromis, un stade qu’ils n’avaient pas réussi à franchir depuis le début des négociations, un an plus tôt.
Prochaine étape : l’examen du texte au Parlement européen. Un premier vote est prévu en commission en novembre, avant un scrutin en séance plénière attendu en décembre, selon le média Contexte. La coalition d’opposant·es appelle d’ores et déjà à «apporter les casseroles et faire du bruit» ce jour-là. Et prévient : «Si ce texte est voté, il serait l’un des pires reculs jamais connus en matière de réglementation» sur les pesticides.









