Contourne et ment. Si l’Agence de sécurtié sanitaire (Anses) met de plus en plus de temps à examiner les autorisations de mise sur le marché des pesticides, c’est parce qu’elle est «asphyxiée» par l’industrie agrochimique, alerte l’ONG Pollinis ce jeudi. S’appuyant sur des témoignages d’agent·es et sur plusieurs rapports d’inspections générales de l’État, l’ONG documente une pratique courante des industriels : ils déposent des dossiers incomplets et tardent à fournir les données manquantes, dans l’espoir que les délais d’instruction leur permettent d’obtenir une «prolongation automatique» de l’autorisation de leurs produits. «On ne se rend pas compte des bâtons que l’industrie nous met au quotidien dans les roues», déplore auprès de l’ONG Jérôme Lozach, représentant CGT au sein de l’Anses.










