Il est plus facile de récolter des fonds pour protéger les lynx que les hannetons. C’est l’enseignement principal d’une étude, publiée mercredi 9 décembre dans la revue Proceedings of the Royal society.
Entre 1992 et 2018, la protection des vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles ou poissons) a mobilisé 970 millions d’euros de la part du programme européen LIFE, dédié à la préservation de l’environnement et du climat, contre 150 millions pour les invertébrés, comme les insectes, les araignées ou les crustacés. L’ours brun et le loup gris sont les stars des programmes européens alors que leur risque d’extinction est jugé « mineur » par l’Union internationale de conservation de la nature (UICN).
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Les insectes sont largement laissés pour compte alors que leur rythme d’extinction est huit fois supérieur à celui des mammifères, oiseaux et reptiles, comme l’expliquait une étude, laissant craindre l’effondrement de nombreux écosystèmes.
Or, ceux-ci appellent des stratégies différentes de celles dédiées à la protection des grands mammifères, qui passent notamment par la préservation de leurs habitats – zones humides ou arbres en décomposition, ou la réduction de l’usage des pesticides.
Une étude qui tombe à pic alors que l’UE prévoit de classer 30% de ses terres et mers en zones protégées. Les scientifiques demandent à Bruxelles d’attribuer des subventions équitables entre les différents groupes d’espèces et d’inclure davantage d’invertébrés dans ses programmes. Plus d’informations dans le Guardian (en anglais).








