C’est le principal enseignement du bilan pour l’année 2020 publié vendredi par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Cette étude a évalué l’état de 160 populations vivant dans les eaux qui bordent l’hexagone.

13% des débarquements de poissons proviennent de populations reconstituables ou en reconstitution, indique le bilan. Au total, 24% des volumes sont encore issus de la surpêche dont 2%, de populations effondrées. C’est le cas du merlu, en Méditerranée. Fauché avant d’atteindre la maturité sexuelle, il ne compte plus assez de reproducteurs pour maintenir ses populations. Comme l’Italie et l’Espagne, la France doit réduire de 30% les captures de merlus d’ici 2025. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du plan pluriannuel de gestion de la pêche en Méditerranée occidentale. Adopté par le Conseil de l’Union européenne (UE) en 2019, celui-ci doit permettre d’alléger la pression sur les espèces peuplant cette aire marine très exploitée.
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En 2013, l’UE s’était fixé l’objectif d’atteindre 100% de pêche durable en 2020 au plus tard. La France, comme l’Europe, sont loin du compte. Par ailleurs, 17% des populations n’ont pas été évaluées ou ne sont pas encore classifiées par les halieutes de l’Ifremer.








