Chères toutes et chers tous,
🙏 Vous êtes une soixantaine à être venu·es nous rencontrer au Bien Public, à Bordeaux, mercredi 22 avril, pour l’apéro du Club de Vert, en partenariat avec Planet Parade. Un moment chaleureux et convivial, où l’équipe a pu raconter les coulisses de votre média préféré, répondre à vos questions et dévoiler en avant-première notre futur site internet. Merci pour l’accueil (et pour les cannelés), Bordeaux !

Face aux PFAS, pas de panique, le gouvernement a sorti… un guide pratique.

Cancer du sein, fausses couches… Exposées à un gaz toxique, ces salariées de Tetra médical veulent faire reconnaitre la responsabilité de leur employeur
En Ardèche, le personnel du laboratoire médical a été exposé pendant des décennies à l’oxyde d’éthylène, un gaz toxique. Le 30 mars, cinq ex-salariées ont déposé un dossier au tribunal judiciaire de Privas pour demander la reconnaissance de leurs pathologies en maladies professionnelles. Vert y était.
Sur les marches du tribunal judiciaire de Privas (Ardèche), lundi 30 mars, la voix de Carole Talancieux vibre de rage : «C’est douloureux d’entendre “On ne reconnaît pas”, “On ne reconnaît pas”, alors qu’on sait, nous, à quoi on a été exposées. Et encore, même quand on obtiendra la reconnaissance, quand prendra-t-on en compte notre vie d’après ? À 44 ans, j’ai eu un cancer ; j’en ai pour dix ans de traitements hormonaux.»
Les yeux de cette ancienne assistante commerciale regardent, fixes, vers un but invisible. Employée pendant deux ans par le laboratoire Tetra médical, à Annonay (Ardèche), elle ne s’imaginait pas lutter sur les bancs d’un tribunal à cause de son emploi. Avec quatre ex-collègues, elle a déposé un dossier pour obtenir la reconnaissance de sa pathologie en maladie professionnelle. Le délibéré dans cette affaire est attendu le 28 mai prochain.

Au sein de l’usine ardéchoise, on produisait du matériel médical à usage unique, notamment des compresses non tissées, qu’on stérilisait à l’aide de l’oxyde d’éthylène, un gaz reconnu cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction (CMR) par la réglementation de l’Union européenne. L’oxyde d’éthylène était déjà reconnu comme «toxique» par une circulaire du ministère de la santé de 1979, et il a été classé comme cancérogène par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) en 1994.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage de Giovanni Simone en Ardèche et en savoir plus sur le combat de ces femmes.

· Ce jeudi, une nouvelle pétition pour lutter contre la contamination au cadmium en France a atteint les 10 000 signatures, sur le site de l’Assemblée nationale. Face aux risques sanitaires liés à ce métal toxique qui contamine la population principalement via l’alimentation, comme l’a alerté l’Autorité sanitaire, un professeur de philosophie a lancé cette pétition pour exiger des mesures concrètes et dénoncer l’inaction des pouvoirs publics. - Vert

En 2024, 19 millions de Français·es ont reçu au moins une fois une eau non conforme aux critères de qualité vis-à-vis des pesticides et de leurs produits de dégradation, d'après les données du ministère de la santé. - Vert Pour assurer la participation du pays de Donald Trump, ouvertement climatosceptique, a annoncé Monique Barbut, la ministre de la transition écologique. , explique son ministère, alors que ces sept nations sont responsables d’un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre. - Le Monde


Face à la pollution au PFAS, le gouvernement dégaine… un guide des «gestes simples» pour réduire son exposition personnelle
Se voiler la PFAS. Ce mercredi, le ministère de la santé dévoile une série de documents à destination du grand public sur la pollution aux PFAS, ces «polluants éternels». On y trouve des informations sur ces substances présentes dans nos vêtements, cosmétiques ou poêles à frire, que les industriels utilisent pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes ou résistantes à la chaleur. Le problème ? Leurs effets «néfastes sur la santé», comme l’indique le gouvernement, qui rappelle que certaines sont «considérées comme cancérogènes». Face à ce scandale sanitaire, les autorités proposent… un petit guide des «gestes simples» pour réduire son exposition personnelle : aérer sa maison, varier son alimentation ou «limiter les produits cosmétiques». Des recommandations qui sonnent creux alors que les autorités tardent à agir pour contraindre les responsables de cette pollution et que la loi anti-PFAS de 2025 risque d’être vidée de sa substance. Le premier ministre vient en outre de reporter la taxe sur les PFAS de plusieurs mois : elle devait entrer en vigueur en mars afin de faire payer par les industriels la dépollution de l’eau.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article d’Antoine Poncet.



«Faire plier le béton» : le micromag d’Urbania qui s’attaque aux projets pharaoniques d’aménagement du territoire
Vilain petit canal. Dans un format original et rafraichissant, le média Urbania revient sur les gros projets qui veulent redonner sa place au béton, aux dépens de l’environnement. Dans ce «micromag» – une série d’une vingtaine de courtes vidéos qui mêlent reportages, témoignages, quiz et luttes victorieuses –, le média revient sur les conséquences du méga canal Seine-Nord Europe. Baptisé «chantier du siècle» par les médias locaux, ce projet va détruire près de 3 000 hectares de terres agricoles et de nombreux milieux naturels.

+ Moncef Arbadji, Rémy Calland, Esteban Grépinet, Lilou Hiver, Zoé Moreau, Théo Mouraby, Sanaga et ont contribué à ce numéro.
