Ils ont connu d’anciens peuples amérindiens, la colonisation, la révolution industrielle… Et ils ont disparu en quelques minutes. Les incendies sans précédent de cet été ont réduit en cendre plus de 16 000 km2 de végétation. Parmi les victimes : un nombre incalculable de séquoias géants, d’arbres de Josué, et de séquoias à feuilles d’if – les plus grands du monde.

Si les feux n’ont jamais été rares dans les régions californiennes, raconte le New York Times dans un article superbement illustré, ceux-ci se sont largement aggravés dans l’histoire récente. Les séquoias géants sont théoriquement protégés du feu par leur épaisse écorce et leurs branches sont hors d’atteinte, faisant de l’âge leur principal bourreau. Mais les incendies ont atteint une telle violence que les flammes consument désormais les plus hautes cimes de ces arbres gigantesques. En cinq ans, entre 2015 et 2020, les feux ont détruit plus de séquoias qu’au cours du siècle dernier, indique le Times.
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Les sécheresses qui se multiplient sous l’influence du réchauffement climatique condamnent la Californie à voir partir en fumée ces patriarches centenaires et millénaires. « Leur perte modifie l’identité » de larges parts de l’Ouest américain, déplore auprès du New York Times Tadashi Moody, scientifique chargé des forêts et de la lutte contre les incendies de l’Etat de Californie. « Elle change la relation que nous entretenons avec ces lieux ». A lire dans le New York Times (anglais).








