C’est une histoire sans mots, mais qui en dit pourtant long. Planètes, sorti au cinéma mercredi, conte l’épopée de quatre graines de pissenlit, des akènes, qui se retrouvent projetées dans l’espace après avoir échappé aux explosions nucléaires qui ont détruit la Terre.
Leur atterrissage incontrôlé sur une planète inconnue amène cette équipée de la résilience dans une fuite perpétuelle, en quête d’un sol accueillant pour assurer la survie de leur espèce. Une manière touchante et poétique d’aborder les migrations climatiques dans un monde où les éléments se déchaînent.
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L’univers imaginé par la réalisatrice Momoko Seto pour ce film d’animation accessible dès 8 ans est à la fois féérique et extrêmement réaliste. Pour son premier long métrage, elle mêle animation 3D et prise de vue réelle en macro ou timelapses, pour un rendu à l’esthétique léchée, qui nous envoie en première ligne aux côtés de ces héros inattendus.

Une plongée majuscule au cœur d’une espèce minuscule, de celles que l’on pourrait écraser sans même les remarquer. On se prend à s’attacher à ces petites boules de poils végétales et à leur rage de vivre. Si elles ne se parlent pas, elles communiquent constamment, font preuve de courage, d’abnégation, d’amour et de solidarité, pour nous offrir un ballet onirique et enthousiasmant.
L’avis de Ada, 8 ans
«J’ai bien aimé, sur cinq étoiles j’en mets cinq ! Ça commence avec des explosions de la Terre et du coup les petits pissenlits sont rejetés en dehors de la Terre, parce qu’ils ne peuvent plus y vivre, et ils s’envolent pour une nouvelle vie. Pour moi c’est un peu ce que nous on devra faire quand la Terre explosera. Sur la nouvelle planète, le décor est génial : il y a des trucs géants et des trucs tout petits, c’est drôle. C’est pas les mêmes proportions qu’en vrai, comme les poissons volants géants par exemple ou la patate géante sur l’eau. À des moments, il faut vraiment pas rater un bout sinon tu comprends plus rien à l’aventure des bonhommes pissenlits. Ils sont trop mignons et on se dit oh noooon dès qu’il leur arrive quelque chose. J’aurais pas cru qu’on s’attacherait vraiment à des pissenlits, alors que c’est juste une petite tige avec un petit rond en haut.»









