« La crise écologique est avant tout une crise culturelle », avancent les auteurs du manifeste pour une écologie culturelle. Pour contrer le modèle prédominant de la société de consommation et faire sortir l’écologie de quelques cercles étriqués où elle évolue, il faudrait, selon eux, une alternative fondée sur l’expérience partagée et la sauvegarde du bien commun. « Il ne s’agit pas de créer un “nouveau récit” mais de réinscrire l’écologie dans le flux de notre récit national. » Un récit « familier » auquel ont contribué des « influenceurs » de leur temps : Victor Hugo, George Sand ou Jean-Jacques Rousseau, et qui serait à même de nourrir l’immense transformation qui incombe à nos sociétés pour respecter le vivant.

Patrick Scheyder, pianiste, Nicolas Escach, directeur du Campus des transitions (Sciences Po Rennes, Caen) et Pierre Gilbert, prospectiviste, veulent « érotiser l’écologie » – comprendre : la rendre désirable. « Nous proposons une fabrique collective du désir d’écologie », disent-ils. Pour ce faire, ils s’appuient sur une dimension territoriale forte : ouverture de maisons de l’écologie culturelle sur tout le territoire ; habitats collaboratifs avec ateliers de réparation, jardins-partagés, espaces de mutualisation ; tiers-lieux qui permettent des transitions de proximité. Un concentré de propositions enthousiasmant et visionnaire qui donnera à chacun·e la force de basculer.
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Pour une écologie culturelle, Patrick Scheyder, Nicolas Escach, Pierre Gilbert, Le Pommier, 70p., 3,5€. À paraître le 30 novembre.









