Représentant à elle seule 80% des émissions mondiales de CO2, la combustion de gaz, de pétrole et de charbon est l’ennemie n°1 du climat. Elle contribue également à la pollution de l’air, responsable d’un décès sur cinq dans le monde, selon des estimations récentes (Le Monde). Malgré ce bilan plus que déplorable, l’industrie fossile capte l’équivalent de 6,8% du PIB mondial en passe-droits en tous genres. Des soutiens qui grimperont à 7,4% du PIB mondial en 2025 malgré les engagements climatiques des pays, prévient le FMI.
Pour arriver à la somme mirifique de 5 900 milliards de dollars de soutiens annuels (5 096 Mds€), le FMI a pris en compte les 450 milliards de dollars de subventions directes allouées chaque année au secteur. Mais cela ne représente que 8% des montants examinés. Le reste correspond à l’écart entre le prix marchand des énergies fossiles et leur coût environnemental et social. L’institution estime ainsi que le prix marchand du charbon est au moins 50% inférieur à son coût réel pour la collectivité, en raison des pollutions engendrées.
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La suppression de ces soutiens directs et indirects d’ici 2025 pourrait induire une baisse d’un tiers des émissions globales de CO2 et permettre le respect des engagements climatiques pris à Paris en 2015, affirme le FMI. Cela permettrait aussi d’éviter 900 000 décès liés à la pollution de l’air et d’augmenter sensiblement les revenus des États. Certes, la suppression de ces aides entraînerait une hausse sensible des prix de l’énergie mais l’argent récupéré pourrait amplement servir à compenser cette hausse pour les plus vulnérables, estime le FMI.









