C’est ce qu’a révélé l’actualisation de la « liste rouge » des espèces menacées faite par l’UICN à l’occasion du congrès mondial à Marseille. Une lutte plus efficace contre la pêche illégale mise en place par certains pays a aussi contribué à aider ces espèces à se relever (UICN).
Les espèces concernées sont le thon rouge de l’Atlantique (passé de la catégorie « en danger » à « préoccupation mineure »), le thon rouge du Sud (passé de « en danger critique » à « en danger »), le thon blanc et le thon albacore (passés de « quasi menacés » à « préoccupations mineures »). Une « preuve que les approches de pêche durable fonctionnent, avec d’énormes avantages à long terme pour les moyens de subsistance et la biodiversité », a déclaré Bruce B. Collette, président du groupe de spécialistes des thons et espadons à l’UICN. L’instauration depuis 2007 de quotas divisant par quatre le nombre de captures possibles de thon rouge au niveau mondial a donc eu des répercussions positives (AFP).
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Malgré cette bonne nouvelle, l’UICN alerte sur les « pressions croissantes » qui pèsent sur l’ensemble de la vie marine et sur le fait que « de nombreux stocks régionaux de thon restent gravement appauvris ». La plus petite population autochtone du thon rouge dans l’Atlantique, qui nage dans le golfe du Mexique, a par exemple diminué de plus de moitié au cours des quatre dernières décennies.
A l’occasion de notre semaine du vivant, retrouvez chaque jour le portrait d’une espèce menacée, qui raconte certains des bouleversements en cours.








