L’étude d’antiques troncs d’arbres révèle que l’Europe centrale vit sa pire série de sécheresses depuis plus de 2 000 ans.
Fortes chaleurs et sols à sec : depuis 2015, les étés européens se suivent et se ressemblent. En 2020, la France a battu son record de sécheresse estivale, pour la troisième année consécutive (Vert). Comme le révèle une étude parue lundi dans Nature geoscience, la multiplication de tels épisodes est sans précédent depuis au moins 2 110 ans.
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Pour arriver à ce constat, les scientifiques ont étudié les 27 000 cernes de 147 chênes issus de République Tchèque et de Bavière. L’équipe a mesuré la présence d’isotopes de carbone et d’oxygène pour déterminer les quantités d’eau dont ont disposé les arbres. Des chênes vivants ont permis de retracer l’évolution du 20ème siècle. Pour les relevés les plus anciens, les chercheur•se•s se sont appuyé•e•s sur des poutres de vieux édifices, comme des églises ou des puits antiques.
Outre l’explosion récente, les scientifiques ont noté un assèchement graduel du climat estival en Europe centrale, qu’elles et ils mettent sur le compte d’un léger changement d’orbite terrestre. Pour le reste, l’anomalie s’explique par le dérèglement climatique d’origine humaine, qui entraîne notamment le changement de position du jet stream qui survole l’Europe en été.









