Dans un rapport publié ce mercredi, l’ONG identifie 24 « fronts » à travers la planète. On en compte neuf en Amérique Latine, principalement dans la forêt amazonienne, dans le Cerrado (Brésil) ou le Gran Chaco (Paraguay, Argentine) ; huit en Afrique subsaharienne (du Ghana à Madagascar) et six en Asie du Sud-Est : dans les forêts indonésiennes de Sumatra, Bornéo, et le long du fleuve Mékong (Cambodge, Laos, Myanmar). L’Australie est le seul pays développé marqué par une importante déforestation.

Parmi les principaux moteurs de ces destructions : l’agriculture, toujours plus gourmande en terres défrichées pour le bétail et le maraîchage à destination du marché mondial, l’exploitation forestière et minière et, dans une moindre mesure, l’expansion des infrastructures et les incendies.
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Autre chiffre alarmant : 45% des forêts qui n’ont pas été détruites ont subi une dégradation. Ce qui les rend plus sensibles aux feux et aux tempêtes, plus accessibles à une future déforestation, et limite les services écosystémiques rendus, comme l’absorption de dioxyde de carbone (CO2), l’épuration d’eau ou la production de nourriture.
Au total, une superficie équivalente à celle du Maroc a été perdue en moins de quinze ans. Pour remédier à cette crise, le WWF appelle notamment l’UE à s’assurer que les produits mis à la vente sur le marché européen ne soient pas liés à la déforestation, ce qui doit être discuté en 2021. En novembre, le gouvernement français avait annoncé vouloir relancer sa stratégie de lutte contre la déforestation importée, largement inefficace jusqu’à présent (Vert). Une synthèse du rapport est à lire sur le site du WWF.









