«On ne veut plus de ce monde morbide» : de l’Yonne à la Saône-et-Loire, le ras-le-bol des manifestants du 24 octobre

Rue râle.
Des métropoles aux campagnes, 800 000 personnes ont manifesté samedi contre la vie chère et pour la justice sociale. D’Avallon (Yonne) à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Vert est allé à la rencontre de manifestant·es aux multiples colères, en quête d’une vie meilleure.

Elles et ils sont agriculteur·ices, ouvrier·es, retraité·es, étudiant·es, personnes sans emploi, dessinateur·ices… Ce samedi 24 octobre, toutes et tous sont descendu·es dans la rue ou ont occupé un rond-point pour exprimer leur colère contre «la casse sociale», «l’abandon des campagnes» ou encore «la montée de l’extrême droite».

Près de 410 000 personnes ont manifesté en France, selon le ministère de l’intérieur – plus de 800 000, selon la CGT. Parmi elles et eux, des Gilets jaunes de la première heure, mais aussi des personnes qui se sont mobilisées pour la première fois, indignées par la répression du mouvement lycéen.

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D’Avallon (Yonne) à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Vert a pris la route pour recueillir leurs revendications, raconter leurs difficultés et faire entendre leurs espoirs.

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À Avallon, Lukuna*, retraité, est venu plaider pour un «pays qui retrouve du bon sens. Comment voulez-vous que les jeunes aient confiance dans le gouvernement ? Ils souffrent. Dans les campagnes, les maires des petites communes souffrent aussi. On laisse tout se dégrader, nos routes sont pleines de trous.» Sur le même rond-point, Lucile*, 33 ans, rappelle que «la France est un pays de révolution, où on a le droit de manifester. Nous avons besoin de retrouver la liberté, l’égalité et la fraternité.»

130 kilomètres plus loin, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Anne Chanteloup, une étudiante de 26 ans, dénonce l’inaction écologique et le manque de pouvoir d’achat : «On ne prend pas du tout en compte notre planète. Les Français sont aussi de plus en plus pauvres, tout le monde est dans le rouge. On ne pense pas à notre avenir.» Un constat que partage Pascal*, 59 ans : «Il serait temps de prendre conscience qu’on vit tous sur la même planète. Il n’y a pas de planète B.»

Andrea* et Melissa*, deux futures professeures des écoles, dénoncent quant à elles le manque de reconnaissance envers les enseignant·es : «On n’est pas valorisées du tout, on va devoir attendre des années avant d’être payées 2 000 euros. Et après le gouvernement se plaint de ne pas trouver de profs.»

*Ces personnes n’ont pas souhaité donner leur nom.

D’une canicule à l’autre, nous oublions collectivement ce que nous avons subi. Une amnésie qui conduit beaucoup d’entre nous à élire celles et ceux qui aggravent la crise climatique.

Chez Vert, l’écologie est à la Une tous les jours et pas seulement quand il fait chaud.

Climat, biodiversité, santé et désinformation : vous pouvez compter sur nous pour rafraîchir la mémoire de tout le monde quand viendront les élections. On n’y arrivera qu’avec vous !

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