Annoncé début juin, le programme d’aide à cette filière durement touchée par les mesures de confinement contient l’objectif insensé d’inaugurer un avion zéro émission d’ici 2035. 1,5 milliard d’euros a été débloqué à cette fin.
Pour y arriver, plusieurs moyens. L’amélioration de l’efficacité énergétique des appareils devrait permettre de faire décroître leurs émissions. Hélas, ces gains sont obtenus de plus en plus lentement après des décennies de progrès technique.
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Innovation de rupture, l’avion électrique ou à hydrogène n’est pas pour demain. Les défis posés (poids des batteries, ou volume de stockage) ne trouveront pas de réponse avant de très nombreuses années.
Autre fausse bonne idée : les agrocarburants. Obtenus à base d’huile de palme ou de soja, ils participent à la déforestation (qui relâche du CO2 dans l’atmosphère). La compensation carbone, elle, consiste à favoriser le développement de puits de carbone (en plantant des arbres, par exemple) qui absorberont du CO2. Une pratique peu coûteuse, facilement détournée et à l’efficacité très contestée.
L’avion vert, c’est l’arbre qui cache la forêt de la nécessaire réduction du trafic aérien. A lire dans Alternatives économiques (abonnés).









