Dévoilés dans le rapport annuel de l’association britannique Christian Aid, ces chiffres reflètent l’impact grandissant du dérèglement climatique. Et encore, ils sont largement sous-estimés : l’ONG n’a recensé que les dommages couverts par les assurances. Christian Aid estime ainsi que les pertes économiques causées par des évènements climatiques extrêmes ne sont assurées qu’à hauteur de 4% dans les pays pauvres, contre 60% dans les pays riches. D’autre part, les coûts paraissent supérieurs dans les pays développés mais les plus vulnérables paient aussi le plus lourd tribut.
Ainsi, les inondations de 2020 ont été parmi les pires de l’Histoire au Bangladesh, avec plus d’un quart du pays sous l’eau. Celles au Soudan du Sud et au Pakistan on tué plus de 500 personnes et dévasté les cultures. Et les pays de la corne de l’Afrique ont enduré la plus importante invasion de criquets pèlerins depuis des décennies, causant au moins 8,5 milliards de dollars de dégâts.
Cet article est en accès libre.
C’est un engagement fort de notre équipe, pour permettre à tout le monde de s’informer gratuitement sur l’urgence écologique et de faire des choix éclairés. Si vous le pouvez, faites un don pour soutenir notre travail dans la durée et garantir notre indépendance.

L’Australie et la côte Est des Etats-Unis ont été meurtries par des feux spectaculaires, causant plus de 25 milliards de dollars de dégâts. Surtout, 2020 a été une année record pour les ouragans de l’Atlantique, avec une série sans précédent de 30 tempêtes suffisamment puissantes pour être nommées. Elles ont provoqué au moins 400 morts et 41 milliards de dollars de dégâts aux Etats-Unis, en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Les tempêtes européennes Ciara (au Royaume-Uni et en Irlande) et Alex (en France et en Italie) se classent également parmi les plus coûteuses avec un total de 5,9 milliards de dollars de dommages.









