La canicule a provoqué plus de 10 000 naissances prématurées en Asie du Sud et du Sud-Est, selon une étude internationale dévoilée ce lundi. L’organisation de recherche indépendante Zéro Carbon Analytics s’est basée sur la vague de chaleur d’avril 2024. Parmi les naissances prématurées enregistrées à cette période, en Inde, au Bangladesh ou aux Philippines, 10 600 sont directement attribuables à la hausse des températures. Pendant plus de deux semaines, le mercure affichait sept à dix degrés au-dessus des normales de saison. Les femmes enceintes et les nouveaux-nés issus de milieux pauvres sont particulièrement vulnérables à ces vagues de chaleur : ils et elles sont davantage exposé·es aux risques de déshydratation et de stress thermique. Selon l’étude, les naissances prématurées sont «la principale cause de mortalité néonatale à l’échelle mondiale» et engendrent des «effets physiques, neurodéveloppementaux et socio-économiques à long terme pour les bébés».

D’une canicule à l’autre, nous oublions collectivement ce que nous avons subi. Une amnésie qui conduit beaucoup d’entre nous à élire celles et ceux qui aggravent la crise climatique.

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