Édition du 9 octobre 2026

Demain en l’air

Chères toutes et chers tous,

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🏫 Lycées pour compte

👋 Manu, tchao !

🤿 Plongée sous Marine

🏭 Lutte des crasses


Dans la Vienne, des cours en quelques heures pour réduire la pollution de l’air intérieur.



Au CHU de Poitiers, des ateliers ouverts à tous pour éviter les produits toxiques qui dérèglent le système hormonal

Savon net. Le CHU de Poitiers (Vienne) propose depuis 2023 des ateliers consacrés à la qualité de l’air intérieur. Le but ? Limiter l’exposition aux polluants. Initialement destiné aux futurs parents, le programme est ouvert à tous les publics depuis ce mois d’octobre. L’objectif est désormais de l’étendre à l’ensemble du département.

Après avoir pesé du savon de Marseille en copeaux et du savon noir liquide, Heitiare, étudiante de 19 ans en CAP petite enfance, verse les ingrédients dans deux litres d’eau bouillante. Prunelle, interne en médecine générale, la rejoint pour mélanger le tout. En quelques minutes, six petits bocaux de lessive sont mis à disposition de ces participantes à l’atelier. Celui-ci, organisé le 5 octobre par la maison de santé du centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers (Vienne), est consacré à la qualité de l’air.

L’atelier dure deux heures, avec une partie théorique sur les sources de pollution intérieure et une partie pratique sur la confection de produits ménagers. © Marie Sénéchal/Vert

Il fait partie d’un cycle de trois sessions de deux heures, les deux autres étant consacrées à l’alimentation et aux cosmétiques. Depuis sa création en 2023, il était adressé aux parents et futurs parents. Mais le périmètre s’élargit. À compter de ce mois d’octobre, il est proposé à toute personne qui souhaite agir sur son quotidien.

L’enjeu principal du programme est de réduire l’exposition aux polluants, en particulier celle aux perturbateurs endocriniens. Ces substances chimiques sont omniprésentes dans notre quotidien et se cachent aussi bien dans notre habitat que dans nos médicaments. «Que dérèglent les perturbateurs endocriniens ?», demande au groupe Anne-Sophie Gourgues, infirmière en santé-environnement et conseillère médicale en environnement intérieur. «Le système hormonal», répond du tac-au-tac Audrey A., enceinte de sept mois.

👉 Cliquez ici pour lire la suite de ce reportage de Marie Sénéchal à Poitiers.
 

 

· Vendredi, les ONG Générations futures, Notre Affaire à tous et ClientEarth ont adressé une lettre au groupe Seb pour dénoncer la présence de PFAS dans certains de ses produits, notamment dans les poêles et casseroles Tefal. En plus de l’arrêt d’utilisation de ces substances ultra-persistantes dans leurs produits, elles exigent une meilleure information des consommateur·ices. En l’absence de réponse dans un délai de trois mois, elles prévoient de saisir le tribunal judiciaire de Paris.

· Jeudi, le journal La Nouvelle République a révélé que la ministre de la transition écologique, Monique Barbut, avait accordé une dérogation pour relancer l’utilisation de quatre «mégabassines», dont celle de Sainte-Soline (Deux-Sèvres). En 2024, la justice avait suspendu leur exploitation après de longs mois de contestation en raison des menaces que le projet représente pour l’outarde canepetière, une espèce d’oiseau protégé. La décision sera entérinée par la préfecture à la mi-octobre, après une courte consultation publique.

· Jeudi encore, la ministre de l’agriculture a annoncé qu’elle allait autoriser l’abattage de 21 loups gris supplémentaires d’ici la fin d’année. En déplacement au sommet de l’élevage à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme), Annie Genevard a expliqué que le quota annuel de tirs – déjà rehaussé en 2026 à 21% de la population lupine, soit 227 spécimens (notre article) – avait été atteint et allait passer à 23%. Pour abattre le prédateur, les éleveur·ses pourront bientôt utiliser des lunettes de tir à visée nocturne, comme voté cet été dans la loi d’urgence agricole.
 

Cliquez sur la carte pour connaitre les détails des mobilisations.

Manifestations des 10 et 11 octobre contre la loi Omnibus «pesticides» : la carte des rassemblements près de chez vous

Phyto ou tard. Plus de 30 rassemblements sont prévus samedi et dimanche partout en France contre l’Omnibus X, un projet de réglementation européenne qui pourrait assouplir les règles encadrant les pesticides. Un texte qui «nous ramène des décennies en arrière, en défaisant les protections actuelles sur l’usage des pesticides, imparfaites mais durement acquises», dénoncent la centaine d’associations mobilisées. Parmi elles figurent notamment Cancer colère, Générations futures ou encore le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO). Leur objectif : faire monter la pression citoyenne sur les négociateur·ices européen·nes. Un premier vote est prévu en commission en novembre, avant un scrutin en séance plénière attendu en décembre, selon le média Contexte.

👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Zoé Moreau et en savoir plus sur les mobilisations du week-end.
 


Une grande collecte citoyenne de glands organisée partout en France pour participer à la régénération des forêts

Voir les choses en gland. Après un été marqué par des canicules et de nombreux incendies, l’association de défense des forêts Canopée organise une «opération geai des chênes» pour contribuer à la restauration forestière. L’objectif : ramasser un grand nombre de glands pour les mettre à disposition du geai des chênes, un oiseau connu pour disséminer ces fruits dans le sol durant l’automne. Des récoltes bénévoles sont organisées avec des propriétaires de forêts ces 10 et 11 octobre en Gironde, dans les Yvelines, en Haute-Saône, dans le Puy-de-Dôme ou encore le Var (la liste est à retrouver ici). Moins coûteuse que des plantations artificielles, cette méthode a déjà été expérimentée par l’association Quercus et Garrulus (qui organise aussi l’événement) en Lozère, ou encore par l’Office national des forêts (ONF) en Isère.

Les geais des chênes stockent des centaines de glands dans la terre pour avoir des stocks de nourriture pendant l’hiver… et en oublient de nombreux, participant ainsi à la régénération des chênaies. ©  Luis Lapa/Flickr


Ours hilares, blaireau pantois et caméléon sur deux pattes : c’est le retour du concours de la photo animalière la plus drôle

Caméléon marchant. «Surtout ne pas faire de bruit, il ne faudrait pas les réveiller», semble penser le caméléon pris en photo par Robert Gondek. Les Comedy wildlife awards récompensent à la fin de chaque année le cliché le plus drôle d’animaux photographiés sans contexte. Les vainqueur·es seront connu·es le 8 décembre prochain.

👉 Cliquez ici pour découvrir les autres clichés d’animaux rigolos.

«The ground is lava». Photo en lice pour le Comedy wildlife awards. ©  Robert Gondek

+ Esteban Grépinet, Lilou Hiver, Zoé Moreau, Mathilde Picard et Marie Sénéchal ont contribué à ce numéro.