Le monde merveilleux des Internets est fait de clics et de cloud, d’interfaces virtuelles et d’intelligences artificielles. Pourtant la pollution numérique, elle, n’est pas du tout dématérialisée, au contraire. La moindre action sur Internet réclame son lot d’électricité. Par exemple, envoyer un simple courriel nécessite autant d’énergie qu’une ampoule allumée pendant 25 minutes. Et il s’en envoie 292 milliards par jour en moyenne dans le monde, selon l’Agence de la transition écologique (Ademe). Plus c’est lourd, plus ça consomme : la palme revenant aux vidéos qui représentent 80% des données du web. Aujourd’hui, le numérique émet 3,8% des gaz à effet de serre du monde, soit plus que le transport aérien civil. Et ce chiffre pourrait doubler dès 2025, prévient l’Ademe.

Certain·es internautes pourraient donc être surpris·es à la découverte de cette nouvelle ligne sur leur facture où la consommation en octet sera également convertie en g de CO2. Pour limiter sa consommation de données, il est recommandé d’éviter le streaming de vidéos en haute définition, qu’il est préférable de télécharger, ou de privilégier la Wifi à la 4G. Mais ces mesures ne sauraient suffire, loin de là. Car, loin devant la consommation de données, c’est la fabrication et l’utilisation des terminaux qui représente à elle seule 70% des émissions de gaz à effet de serre liées au numérique.
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